Derrière l’actualité, des tendances lourdes

Focus sur les réglementations et sur l’intelligence artificielle

Créé le

13.01.2026

-

Mis à jour le

14.01.2026

L’Europe est très productive en matière de textes. Avec, en 2026,
des enjeux majeurs, par exemple sur les paiements. Tout aussi capital est le déploiement de l’intelligence artificielle.

Si Trump aura évidemment son influence en 2025, parlons un instant de nous ! L’Europe. À défaut d’avoir contribué au développement de champions technologiques, elle dispose d’un savoir-faire incontestable en matière de réglementation. Nous avons demandé à plusieurs auteurs de revenir sur certains points. À Hervé Sitruk, le président de France Payment Forum, la lourde responsabilité de nous éclairer sur les enjeux liés aux paiements. À l’heure actuelle, le Vieux Continent est ultra-dépendant des schemes américains. Comment sortir de cette situation ? Le sujet est éminemment polémique tant des désaccords existent entre autorités et acteurs économiques. Autre sujet réglementaire : la finance durable. Nous sommes allés à la rencontre de Michèle Papallardo, la présidente du Comité du label ISR pour faire le point avec elle, tant sur le label et ses évolutions que sur les mouvements européens en la matière. Europe et réglementation toujours, avec la nouvelle directive sur le crédit à la consommation. Marc Lanvin, directeur général adjoint de FLOA, décrypte pour nous les enjeux aussi bien réglementaires qu’organisationnels.

Dans l’univers du crédit à la consommation, l’intelligence artificielle (IA) prend une place accrue. Tel est aussi le cas dans notre société, en général. Directeur Assurances EMEA chez Earnix, Nicolas Thevenet creuse diverses pistes pour en tirer le meilleur chez les assureurs. L’IA est aussi au cœur de la réflexion économique de Véronique Riches-Flores. Cette économiste indépendante fait le choix de ne pas traiter ce dossier avec un regard béat souvent entendu sur la place. Et si l’IA devenait le problème ? En raison notamment des déséquilibres économiques qu’elle génère, aussi bien sur des sujets de financement que de redistribution.

Quid du financement de l’économie et son coût ? Il est en partie piloté par le niveau des taux d’intérêt. Yann Tampereau, chef économiste au groupe Caisse des Dépôts, nous livre son analyse détaillée des éléments impactant leur évolution : prime de risque, prime de terme, aversion au risque... Ses conclusions ne sont pas enthousiasmantes : en Europe, et notamment en France, la hausse des taux longs connue en 2025 devrait se poursuivre.

Comment bien investir dans cet environnement ? Nathalie Benatia (BNP Paribas Asset Management) et Frédéric Leroux (Carmignac Gestion) nous livrent leurs réflexions. Des taux longs élévés : une mauvaise nouvelle pour l’immobilier commercial. Béatrice Guedj, directrice Recherche et Innovation de Swiss Life Asset Management, constate que nous sommes dans un double dip, c’est-à-dire un mouvement économique en forme W. Après avoir retouché un point bas, prix et transactions ne vont donc pas remonter de suite, même si la situation parisienne est un peu atypique.

Un dernier mot de commentaire sur l’IA : Véronique Riches-Flores fait le constat que la hausse de la productivité horaire a désormais des impacts négatifs sur le travail. Cette réflexion autour de l’emploi, et des conséquences des grandes tendances de la société, ne sera peut-être pas datée 2026, mais elle paraît comme un phénomène majeur. Aussi avons-nous demandé à Gilles Gateau, le directeur général de l’APEC, de nous présenter les conclusions de ses équipes sur le sujet, comme cela a été fait dans une exposition qui circule depuis deux ans à travers le pays. 2026, une page se tourne...

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº911-912