Le 20 janvier, Donald Trump prendra ses fonctions à la Maison Blanche. Plus expérimenté et plus fort que lors de son premier mandat. De ce côté de l’Atlantique, la France est empêtrée dans ses problèmes politiques et sa voisine allemande a prévu de retourner aux urnes après la dislocation de sa coalition. L’environnement nous est particulièrement défavorable. C’est l’occasion de se rappeler Jean Monnet, l’un des pères fondateurs du projet européen. « L’Europe se fera dans les crises et elle sera la somme des solutions apportées à ces crises ».
Pour ce dossier, nous avons décidé de solliciter nombre d’associations professionnelles pour regarder avec elles les enjeux majeurs où des décisions cruciales pourraient être prises dans les mois à venir. L’occasion d’aborder de face les sujets de fond : l’innovation, le financement de nos entreprises, la compétitivité du secteur bancaire, la concurrence internationale entre place financière, l’open finance... L’occasion aussi de réfléchir à une boutade souvent entendue : les Américains innovent, les Chinois copient, les Européens régulent.
Au-delà de ces grandes tendances, il y aussi le quotidien et les traditionnelles prévisions annuelles. Autant le dire, d’ordinaire, le travail des prévisionnistes n’est pas aisé. Mais il s’est corsé cette année, en l’absence de loi de finances pour 2025. Y aura-t-il en début d’année un tour de vis budgétaire, impactant la croissance ? La loi spéciale reconduit les règles antérieures, sans changement. La prévision s’est donc effectuée toutes choses égales par ailleurs.
Sur les perspectives des marchés, nous avons fait le choix de solliciter quatre avis distincts, car la logique du marché est la confrontation de l’offre et de la demande. Mauvaise nouvelle pour les détenteurs d’obligations, mais aussi pour l’économie, la baisse des taux longs ne semble pas être une évidence. Un consensus se dégage aussi sur l’essouflement des sept magnifiques. Dans les risques potentiels, l’un ressurgit : le retour de l’inflation.