La période ne donne pas envie de se focaliser sur un sujet technique au regard de l’arrière-plan politique si pesant. Pour autant, il n’est pas question de s’engager dans un tel débat, parce que ce n’est pas le lieu et parce que trop d’incertitudes dominent le proche avenir. Osons néanmoins quelques interrogations très générales centrées sur le droit bancaire et financier, en particulier au vu de premières déclarations au plus haut niveau.
Est-ce que l’activité bancaire risque d’être plus encadrée, non seulement à raison de la réglementation européenne, qu’elle soit financière ou régulatrice, mais aussi parce que, en simplifiant sans doute exagérément, pour certains elle devrait redevenir le levier public direct ou indirect du financement de l’activité économique, et pour d’autres devrait être plus réglementée pour éviter les dérives financières que l’on a connues dans les années 2000 ? Le programme de certains et les premières déclarations du nouveau Premier Ministre peuvent le laisser penser, ou craindre, c’est selon. À suivre dans les temps à venir.
Est-ce que, dans le champ financier, l’Union des marchés de capitaux, vers laquelle on s’achemine – lentement... – va demeurer à l’ordre du jour d’un Parlement européen renouvelé et de pays membres, dont la France, dont la politique en ce domaine pourrait être moins enthousiaste ? Autre interrogation, autre préoccupation pour les mois à venir.
Restons-en pour l’heure à ces généralités tant l’équilibre politique, ou plutôt le déséquilibre actuel – qui ressemble à la marche, une chute repoussée à chaque pas... – ne permet aucun pronostic. n