Dossier Bitcoin

Dossier Bitcoin : Le bitcoin, entre représentation naïve et innovation théorique

Créé le

27.06.2017

-

Mis à jour le

29.06.2017

Le propos de Sacha Bourgeois-Gironde est de répondre à la question de savoir si le bitcoin peut être qualifié de monnaie. Il apparaît que les deux approches, économique et juridique, peuvent conduire à des conclusions assez opposées.

Si sur le plan juridique, en France, le bitcoin n’est ni un moyen de paiement ni un instrument financier, sur le plan économique, l’évidence est qu’il peut l’être.

Nous nous intéresserons dans cet article au bitcoin sous l’angle de la théorie économique de la monnaie. Il existe de nombreux points de recoupements entre les pensées juridiques et économiques sur la monnaie. Toutefois, mon propos ici est bien de répondre du point de vue d’un économiste relativement détaché, pour l’occasion, de questions d’ordre juridique, à la question de savoir si le bitcoin peut être qualifié de monnaie. Car il apparaît également assez vite que les deux approches disciplinaires peuvent conduire à des conclusions assez opposées. Si, sur le plan juridique en France, le bitcoin n’est ni un moyen de paiement ni un instrument financier, sur le plan économique, l’évidence est qu’il peut l’être. C’est avec cette naïveté relative à ce qui permet de constituer un moyen d’échange comme monnaie, que nous allons commencer à interroger la nature du bitcoin. La seconde partie de l’article sera consacrée à une analyse plus théorique des propriétés du bitcoin, sous le rapport des propriétés couramment attribuées à une monnaie. La troisième partie envisagera ce que le bitcoin laisse entrevoir comme futur pour la monnaie, dans la mesure où il pointe en direction de deux directions innovatrices : la relation de la monnaie au langage et à la mémoire.

 

I. Le bitcoin est-il très différent de la monnaie de l’île de Yap ?

Une question que l’on se pose naïvement est : jusqu’à quel point la monnaie peut-elle être dématérialisée ? Cette question naïve en recouvre en fait deux. En premier lieu, on pense à l’objet qui circule du débiteur au créditeur. Cette dette, d’essence immatérielle, peut-être annulée grâce à la transmission d’un objet plus ou moins tangible. Au plus extrême de la dématérialisation, avant le bitcoin, les transactions monétaires étaient des manipulations de lignes d’écriture informatisée. Le bitcoin va encore plus loin dans l’assimilation de la monnaie à l’écriture ou à l’information en général. La seconde question est l’indexation de la valeur monétaire sur le cours d’un matériau tangible. Les accords de la Jamaïque, en janvier 1976, mettent un terme à tout rôle de l’or au sein du système monétaire international. Si l’on met en relation ces deux tendances à la dématérialisation, on pourrait dire que le bitcoin est une monnaie informatique indexée sur une sorte d’or virtuel.

La métaphore de l’extraction minière du bitcoin fait venir à l’esprit une association entre cette version ultramoderne de la monnaie et une monnaie d’apparence beaucoup plus archaïque. Les manuels de macroéconomie classique, en particulier Mankiw (2014), prennent comme exemple de monnaie-fi at la monnaie de pierre de l’île de Yap, dans l’Océan Pacifique. Les pierres de Yap sont de grosses meules comportant un trou en leur milieu et dont le diamètre peut atteindre 4 mètres. Elles sont taillées dans un matériau particulier, un composite d’aragonite et de calcite. Ce matériau ne se trouve pas sur Yap. Il faut se rendre à mille milles nautiques, sur les îles Palau, pour y extraire ce minerai, y tailler les pierres, puis les transporter par canots jusqu’à Yap. Ce processus d’extraction, plus que la valeur du minerai, est le processus d’acquisition de leur valeur. Le fait que la pierre ait été taillée, qu’elle existe sous une certaine forme admise comme réserve de valeur, suffi t, et revêt plus d’importance que sa présence effective. Un récit célèbre sur ce système monétaire rapporte en effet qu’une de ces pierres particulièrement volumineuse sombra lors de son transport. Sa position rendue invisible au fond de l’océan n’empêcha son détenteur officiel de continuer à être considéré comme l’homme le plus riche de l’île.

Ces pièces sont au nombre de 6 600 exemplaires et uniquement destinées aux gros achats. Pour le reste, on utilise des dollars. Ce système, et le nombre limité des pierres, empêche l’inflation car la quantité de monnaie est limitée et le vol quasi impossible. Ces deux propriétés sont des traits partagés avec le bitcoin. Ce parallèle mitige l’idée que le bitcoin présente une innovation radicale par rapport à la nature de la monnaie et l’inscrit de ce fait de plain-pied parmi les phénomènes monétaires. Par ailleurs, l’idée répandue que le bitcoin n’est pas soumis à l’inflation parce que son offre est régulée n’est pas théoriquement correcte. L’inflation, et même l’hyperinflation, peut avoir lieu quand bien même l’offre de monnaie est fixée. Selon la confiance dans la valeur de la monnaie, une unité de bitcoin peut s’échanger contre un million d’items ou un seul.

Cette banalisation théorique du bitcoin est partagée par la plupart des théoriciens de la monnaie. Katsuhito Iwai, l’un des théoriciens contemporains les plus innovants, affirmait récemment, lors d’un forum sur le futur du bitcoin en avril 2014 à l’Université de Cornell : « Le bitcoin ne présente rien de nouveau du point de vue de la théorie de la monnaie. » Pour Iwai, qui est le promoteur d’une théorie bootstrap de la monnaie, la monnaie est la monnaie simplement monnaie simplement parce qu’elle est acceptée comme monnaie. Donc la monnaie n’est pas une chose, mais simplement la croyance que les autres vont l’accepter comme monnaie. À partir de là, tout et n’importe quoi (ou presque) peut servir de monnaie : des pierres comme des codes informatiques.

C’est moins sur le plan de la dématérialisation ou de ses autres propriétés intrinsèques que le bitcoin présente, au premier regard, une innovation monétaire. Le bitcoin pose surtout la question de l’autorité centrale sur la monnaie, vu qu’il consiste en un échange décentralisé de signatures. Mais à nouveau, nous devons relativiser l’idée que le bitcoin, certes indépendant d’une autorité étatique ou bancaire centrale, est un système totalement décentré.

Un des rôles principaux d’une banque centrale étant de contrôler l’offre de monnaie en circulation, le fait est que le bitcoin « internalise » cette fonction par l’intermédiaire d’une difficulté graduée de l’extraction graduée de bitcoin dans les gisements, la circulation maximale serait de 21 millions de bitcoins atteignable en 2140 et la vitesse de l’extraction étant régulée par sa difficulté cryptographique variable. Ainsi, on peut dire que la politique monétaire du bitcoin est encodée dans le protocole bitcoin. Est-ce une décentralisation complète ? De plus, ce n’est pas la première fois qu’une monnaie circule hors d’un contrôle centralisé et de frontières nationales. Les thalers de Marie-Thérèse, qui étaient dépourvus pas de valeur faciale et portaient systématiquement la date de 1780, année de la mort de l’archiduchesse, furent démonétisés en 1858 mais continuèrent à circuler jusqu’aux années 1960 en Éthiopie et au Yémen.

Un aspect intéressant de la décentralisation est que le système ne repose pas sur la confiance envers une autorité centrale. Le bitcoin n’est pas une monnaie qui repose sur ce type de confiance, mais sur la foi dans la cryptographie. C’est donc tout de même une confiance dans le « système ». Mais la confiance n’est pas une confiance émergeant des interactions entre agents, sous le mode d’une réputation par exemple, vu que l’identité de ces agents reste inconnue. Il n’y a pas de système interne de notation de la qualité des transactions (comme sur les sites de vente en ligne). La confiance n’est ainsi ni verticale (l’État), ni horizontale (les échangistes), mais, pourrait-on dire, « systémique », techniquement internalisée par le relais entre code privé, signature et code public, qui garantit l’authenticité des transactions.

Pour Iwai, le fait qu’on ne puisse pas en général s’attendre à ce que tous les autres acceptent le bitcoin comme monnaie, empêche de facto le fait qu’il soit une monnaie. Il faut donc distinguer ici le fait que les utilisateurs du bitcoin, par définition, acceptent le bitcoin comme monnaie, et la question de savoir s’il est voué à se généraliser au-delà de ce cercle restreint. L’idée d’enclave monétaire étant insupportable pour un État souverain, la question de l’acceptation du bitcoin comme monnaie passe du plan de l’analyse économique – auquel nous souhaitons essentiellement nous maintenir – à l’objection politique et juridique. Il n’est donc pas surprenant que les plus fervents défenseurs idéologiques du bitcoin se retrouvent dans le courant libertarien, y voyant l’opportunité historique d’une séparation de l’État et de la Monnaie.

 

II. Quelques propriétés optimales du bitcoin par rapport aux autres formes de monnaie

Le bitcoin présente un intérêt théorique et pratique parce qu’il se différencie, par plusieurs aspects cruciaux, à la fois d’une monnaie-commodité (par exemple, l’or) et d’une monnaie fiat (par exemple, le dollar). Le point théorique central ici est de comprendre qu’une monnaie émerge et est adoptée comme monnaie parce qu’elle possède certains attributs.

L’or a plusieurs bonnes propriétés pour se qualifier comme monnaie, surtout en tant que réserve de valeur : rareté, fongibilité, uniformité, transportabilité, identifiabilité, offre relative stable et prévisible. Mais le bitcoin domine ou égale l’or sur toutes ces propriétés, et en particulier quant à la transportabilité. Le dollar est fongible, uniforme, transportable, divisible, recombinable, mais aisément sujet à l’inflation ; sans compter qu’il est en circulation du fait que l’État l’impose. Le bitcoin domine le dollar parce qu’il est adopté spontanément (mais ceci est un argument politique plus qu’économique), et surtout parce qu’il ne peut être contrefait ; la question de la résistance à l’inflation, comme nous l’avons déjà dit, n’étant pas théoriquement garantie.

Les propriétés de la monnaie ne sont pas arbitraires : elles visent à contrecarrer les frictions entravant la fluidité des échanges marchands. Ces frictions sont de plusieurs types : la confiance des partenaires entre eux, la mémoire des transactions passées, la probabilité de rencontrer des échangistes pertinents relativement à ses propres besoins ou désirs, etc. Face à ces frictions, il y a effectivement un état physique idéal de la monnaie qui permet d’en minimiser l’impact négatif. L’optimalité des allocations et des équilibres d’une économie est affectée par ces propriétés de la monnaie. Énumérons-en quelques-unes.

Un système dans lequel la monnaie est basée sur un type de biens indivisibles peut entraîner une pénurie de monnaie en circulation. De plus, dans un système de monnaie indivisible, les agents ne manqueront pas d’avoir des évaluations hétérogènes de ces biens monétaires. Il s’ensuivra une efficacité dans les échanges qui ne se produirait pas si la monnaie était parfaitement divisible. Il va de soi que le bitcoin est indéfiniment divisible et recombinable.

Une autre propriété de cet ordre est la portabilité. On évitera de toute évidence d’adopter une monnaie dont le coût de son transport excéderait la valeur. (Notons que la monnaie de l’île de Yap est, sous ce rapport, paradoxale, dans la mesure où on peut penser que le coût de son transport en fait la valeur). Il en va de même pour le coût de stockage. Le coût de stockage de la monnaie viole la neutralité de la monnaie, c’est-à-dire que l’augmentation de la quantité de monnaie détenue correspond à une augmentation strictement proportionnelle de son pouvoir d’achat. Une augmentation de l’offre de monnaie implique en effet des encaisses nominales plus élevées chez leurs détenteurs et, par conséquent, davantage de coût de stockage et une baisse corrélative de leur utilité. A priori, le coût de stockage et de transport pour le bitcoin est quasi nul et répond donc de manière optimale à cette difficulté.

Enfin, nous pouvons mentionner la capacité désirable de supports monétaires à être aisément identifiés. Jevons le souligne clairement dans son essai de 1876 sur la monnaie : « connaissabilité [cognizability] : par ce terme on veut parler de la capacité d’une substance à être aisément reconnue et distinguée de toutes les autres substances. En tant que moyen d’échange, la monnaie doit être constamment manipulée, et ce serait un gros problème si chaque personne qui reçoit une devise devait la scruter, l’examiner, la soupeser et la tester. S’il faut un talent particulier pour reconnaître la bonne de la mauvaise monnaie, les pauvres gens ignorants seront à coup sûr exploités. De la sorte, le moyen d’échange doit posséder certaines marques distinctives sur lesquelles personne ne peut faire erreur. » Le bitcoin propose certainement une solution avancée au problème de la contrefaçon. En revanche, sa manipulation n’est sans doute pas à la portée du tout-venant. Ce n’est pas une monnaie démocratique. Et on peut imaginer que s’il venait à se généraliser, des inégalités économiques découleraient du simple fait d’une plus ou moins grande maîtrise technologique de l’outil monétaire.

 

III. Le potentiel d’innovation théorique présenté par le bitcoin

Nous allons pour finir nous attacher à ce qui, dans le bitcoin, semble pointer vers une plus grande originalité théorique du fait de la technologie monétaire mise en place. Si l’on radicalise certains aspects de cette technologie, il semble que l’on atteigne un état limite au-delà duquel il y aurait une rupture radicale par rapport à ce que nous acceptons intuitivement et même théoriquement comme monnaie. Il s’agit en premier lieu du rapport entre monnaie et unité d’information (ou encore unité linguistique) et, en second lieu, du rapport entre monnaie et mémoire.

Si l’on renvoie à un fameux parallèle entre mot et pièce de monnaie qui avait été fait par Ferdinand de Saussure dans son Cours de Linguistique Générale (1955), on pourra lire : « On ne peut pas traiter un instant la langue sans s’occuper du son et des sons, le changement des sons est un facteur capital, et cela n’empêche pas que dans un certain sens le son est étranger à la nature etc. De même par exemple la matière qui entre dans une monnaie n’est pas une chose dont on ne puisse s’occuper, mais ce serait une grosse erreur de croire que c’est là ce qui constitue cette monnaie ; la valeur linguistique sera comme la valeur d’une pièce de cinq francs. Cette valeur est déterminée par une foule d’autres choses que le métal qui y entre ; à l’heure qu’il est cette pièce vaut le quart d’une pièce de vingt francs, mais d’après le métal elle ne vaudrait que le huitième, si cette pièce ensuite, exactement avec la même qualité porte telle effigie ou une autre ; […] Cette valeur est une chose incorporelle ; or de même il faut se représenter les mots pour être dans le vrai comme des unités incorporelles. »

Or il y a une limite évidente à cette analogie. Elle porte sur ce que nous pouvons nommer la « transférabilité complètement asymétrique de la valeur » d’un échangiste à l’autre. L’ancrage matériel de la valeur monétaire dans un support particulier permet de réaliser cette transférabilité complète. Le mot en effet peut s’extraire complètement de ce support et passer dans l’esprit d’autrui, grâce à ce support. Mais le vrai support du mot n’est pas le son, c’est la pensée, quelque chose d’immatériel qui reste en place tout en allant partout, quelque chose qui prolifère grâce au langage. Pour des raisons relativement évidentes on ne veut pas de prolifération monétaire.

Le bitcoin est intéressant parce qu’il permet d’assimiler maximalement (encore plus que les billets, ou les lignes d’écriture sur un ordinateur central) la monnaie à une entité linguistique sans support autre que celui requis par sa pure énonciation. Mais les designers du bitcoin ont résolu d’une certaine manière le problème de la transférabilité monétaire complète en référant doublement les signatures des actes à des codes privés et des codes publics :

 

CODE PRIVE => SIGNATURE => CODE PUBLIC

Ils ont empêché de ce fait la prolifération monétaire, tout en rendant l’acte monétaire maximalement proche d’un acte de langage.

Pour prolonger Saussure, nous dirions qu’un acte linguistique serait assimilable à un échange monétaire, si quand nous disions quelque chose nous l’oublions aussitôt, que le contenu de nos phrases nous échappait complètement à peine proféré. On voit ici se profiler des relations conceptuelles entre information, monnaie et mémoire.

Avec son système de mémoire publique disponible, le bitcoin pourrait précisément être défi ni comme mémoire plutôt que comme monnaie. Narayana Kocherlakota (1996) a montré que monnaie et mémoire étaient substituables dans certains environnements. Quand la mémoire parfaite n’est pas réalisable humainement, la monnaie s’impose comme substitut. Mais sur le fond, la monnaie et la mémoire peuvent s’exclure mutuellement parce qu’un système avec monnaie et information incomplète est théoriquement équivalent d’un système sans monnaie avec information complète.

La possession de la monnaie est la preuve d’une réallocation. À la fin d’une série d’échanges celui qui a conservé de la monnaie plutôt qu’un bien de consommation est perdant si la série d’échanges a réellement touché à sa fin. Imaginons que Jean ait des pommes, que Marie veuille des pommes mais n’ait pas de bananes dont voudrait Jean. Paul a des bananes. Soit Marie a de la monnaie en suffisante quantité et achète ses pommes à Jean qui pourra ensuite acheter des bananes à Paul. Soit Marie n’a pas de monnaie. Que peut-il se passer alors ? Jean peut donner ses pommes à Marie. Paul, témoin de cet échange, pourra alors donner ses bananes à Jean. L’échange de monnaie n’est que la trace matérielle qu’il y a eu un réseau de dons et de contredons (bilatéraux mais non immédiatement réciproques) dans la société. On peut se passer de la monnaie si la société conserve la mémoire de tous ces dons et contre-dons.

Il est théoriquement équivalent (même si l’intuition nous dit que les comportements ou la psychologie des agents dans ces visions alternatives du monde des échanges ne sont pas les mêmes) de considérer une société où Jean accepte les échanges avec Paul en fonction de ce qu’il détient comme monnaie ou une société où Jean accepte les échanges avec Paul en fonction de sa connaissance parfaite de ses échanges de cadeaux avec les autres membres de la société.

Aiyagari et Wallace (1991) ont notamment montré que la monnaie devenait redondante lorsque les agents ont accès à un registre historique de toutes les transactions passées. Kocherlakota et Wallace (1998) ont montré que le bien-être de la société augmentait selon la fréquence avec laquelle le registre public des transactions était mis à jour. Il s’agit du premier article qui a formalisé l’idée que des avancées technologiques dans un système de paiement sont théoriquement corrélées à une amélioration du bien-être social. La généralisation du bitcoin pourrait conduire à un tel progrès social. Mais notre discussion a montré qu’un tel idéal ne peut être atteint que si trois conditions exogènes (c’est-à-dire indépendantes des caractéristiques de l’avancée technologique elle-même que le bitcoin représente) : la démocratisation de l’outil, la clarification de ses relations avec une autorité centrale (soit que l’État libéralise les moyens de paiement, soit qu’il le valide juridiquement), la meilleure prise en compte, par les promoteurs du bitcoin, de la littérature théorique et notamment de la formalisation des liens entre monnaie et bien-être.

 

Références
■Aiyagari S.R. & Wallace N. (1991), Existence of Steady States with Positive Consumption in the Kiyotaki-Wright Model, The Review of Economic Studies, 58(5), 901-916.
■Bourgeois-Gironde S. (2009), Comment l’argent vient à l’esprit, Paris, Vrin.
■Jevons W.S. (1876), Money and the Mechanism of Exchange, vol. 17, HS King & Company.
■Kocherlakota N.R. (1998), Money is Memory, Journal of Economic Theory, 81(2), 232-251.
■Kocherlakota N.R. & Wallace N. (1998), Incomplete Record-keeping and Optimal Payment Arrangements, Journal of Economic Theory, 81(2), 272-289.
■Mankiw G. (2014), Principles of macroeconomics, Cengage Learning.
■De Saussure F. (1955), Cours de linguistique générale publié par Charles Bally et Albert Sechehaye avec la collaboration de Albert Riedlinger, 5e édition, Payot.
■Tallon-Baudry C., Meyniel F. & Bourgeois-Gironde S. (2011), Fast and Automatic Activation of an Abstract Representation of Money in the Human Ventral Visual Pathway, PloS one, 6(11), e28229

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À retrouver dans la revue
Banque et Droit Nº159