La règle selon laquelle le TEG doit être mentionné par
– « la mention, à titre indicatif, dans la convention d’ouverture de crédit ou dans tout autre document, d’un taux effectif global correspondant à des exemples chiffrés » ;
– et la mention du TEG effectivement appliqué dans « les relevés périodiques du compte » ou dans les relevés d’intérêts, appelés tickets d’agios.
Cette double mention est nécessaire pour satisfaire à la règle de la fixation du TEG par écrit, étant observé d’une part, que la mention du taux à titre indicatif n’est pas imposée exclusivement dans le contrat initial – elle peut l’être dans un relevé de compte – et d’autre part que ce relevé, même s’il est censé indiquer le TEG effectivement appliqué, sera alors insuffisant pour suppléer l’absence préalable de taux par écrit. Ledit relevé ne pourra donc pas valider les intérêts échus pour la période qui lui est antérieure ; il pourra seulement constituer la mention dite indicative sans d’ailleurs que le taux ainsi mentionné pour cette période soit nécessairement le TEG effectivement appliqué pour la période postérieure. La Cour de cassation l’a très clairement indiqué dans un arrêt du
Cette position est confirmée par la Cour dans son arrêt du 10 mars 2015. Dans l’espèce à l’origine de cette décision, le TEG mentionné dans le contrat initial était irrégulier et les juges du fond avaient considéré que les relevés de compte mentionnant les TEG n’avaient pas pu suppléer cette irrégularité au motif que les TEG mentionnés dans les relevés de compte reçus n’étaient pas ceux appliqués pour la période postérieure à ceux-ci. Sans surprise leur décision est censurée par la Cour de cassation. Celle-ci donne deux raisons. D’une part, un relevé mentionnant un taux à titre indicatif supplée l’irrégularité du taux figurant dans le contrat initial. D’autre part, les taux effectivement appliqués peuvent être différents des taux communiqués pour la période écoulée et servant, pour l’avenir, à l’information exigée à titre indicatif.
La chronique Comptes, crédits et moyens de paiement est assurée par Thierry Bonneau et Geneviève Helleringer.