Lorsque le TEG est erroné, est-ce que le fait que l’erreur ait peu d’incidence sur le TEG indiqué au client permet de considérer que, malgré cette erreur, le TEG est valide ? La Cour de cassation l’admet dans ses arrêts des 1er octobre et 26 novembre 2014 : dans l’arrêt du 1er octobre, ce sont les frais de souscription des parts sociales de l’établissement prêteur qui avaient été omis ; dans l’arrêt du 26 novembre, il n’y a pas eu omission de frais, mais l’estimation des frais hypothécaires et notariés s’est révélée inexacte. Dans les deux cas, la Cour estime que les TEG, malgré l’erreur les affectant, doivent être considérés comme valides car l’écart des TEG indiqués et des TEG réels était très faible.
Cette solution n’est pas sans avantage pour le banquier car il échappe, en cas d’erreur minime, à la nullité de la stipulation d’intérêts et à la substitution du taux légal au taux conventionnel. On peut toutefois s’interroger sur le fondement d’une telle solution. Car comme l’a indiqué M. Jérôme Lasserre
La chronique Comptes, crédits et moyens de paiement est assurrée par Geneviève Helleringer et Thierry Bonneau.