En cas de faillite de l’emprunteur, le prêteur doit, comme tout créancier, déclarer sa créance. Cette déclaration porte sur la créance de crédit elle-même, tout au moins en principe. Il en va, en effet, différemment lorsqu’il s’agit d’une ouverture de crédit qui a pris la forme d’un découvert en compte courant. Le crédit résultant du débit du compte de l’emprunteur et étant devenu, en raison de l’effet de règlement, également appelé effet novatoire, attaché à l’entrée en compte, un article de compte ayant fusionné dans le solde du compte, la créance au titre du crédit a disparu et seule la créance résultant du débit du compte courant doit être déclarée. Cette solution, qui se fonde sur le mécanisme du compte
Il s’agit d’un arrêt de cassation car les juges du fond avaient admis la déclaration de créance au titre du découvert en compte courant en soulignant que l’opération de débit du compte résidait dans le paiement d’un chèque de banque et que celui-ci était intervenu à une date où le crédit n’existait pas encore, le chèque de banque ayant été émis le 21 juillet 2006 alors que l’acte notarié ayant constaté le crédit était daté du 24 juillet 2006. Cette motivation était toutefois manifestement erronée. D’une part, la remise d’un chèque emporte transfert de
La chronique Comptes, crédits et moyens de paiement est assurrée par Geneviève Helleringer et Thierry Bonneau.