Les formules d’affacturage sont diverses. Si l’affacturage à l’initiative du créancier est classique, le reverse factoring ou affacturage
Cette approche collective peut ne pas concerner uniquement les rapports des adhérents – nom habituellement donné aux fournisseurs qui transmettent leurs créances – et la société d’affacturage mais également les rapports desdits fournisseurs et de leur client, celui-ci pouvant être lié par des contrats différents à certains d’entre eux. Ainsi, dans l’espèce à l’origine de l’arrêt du 23 septembre 2014, la société Schwarzkopf était créancière, au titre du prix de cession d’actions, de la société Budelpack Holding BV et débitrice, au titre du prix de livraisons, de la société Budelpack Liepvre. Dans une telle situation, la question est de savoir si le débiteur – la société Schwarzkopf – poursuivi en paiement par la société facturage – la société Eurofactor – peut soulever l’exception de compension alors même que les créances ne sont pas réciproques. Pour la Cour de cassation, dans l’arrêt commenté, la réponse est positive si est apportée la preuve d’un ensemble contractuel indivisible : une telle solution ne saurait étonner car elle est dans la lignée de la jurisprudence concernant le bordereau
La chronique Comptes, crédits et moyens de paiement est assurrée par Geneviève Helleringer et Thierry Bonneau.