Banque de détail

Vers un nouveau business model ?

Créé le

30.08.2013

-

Mis à jour le

18.08.2014

 

 

« Un dépôt est une contribution charitable à l’avenir de votre banque » déclarait Ambrose Bierce, écrivain et journaliste américain. « Au lieu de répondre très bien, je réponds très, et le bien qui me reste, je vais le porter à ma banque » renchérit Raymond Devos, humoriste français

 

 

Longtemps branche solide et stabilisateur des activités bancaires représentant 50 à 70 % de son PNB, la banque de détail commence à vaciller. La réduction des effectifs (- 1,6 % en 2012 selon l’AFB) en témoigne.

Les spécialistes du sujet sont en alerte : « le produit net bancaire de la banque de détail des grands établissements stagne ou se contracte. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la banque de détail est le cœur du modèle de la banque universelle » déclarait Georges Pauget dans un précédent numéro de Revue Banque [1] .

Mais les banques ne comptent pas laisser leurs PNB filer comme ça ! Elles partent en quête de nouveaux leviers de croissance en réadaptant leurs business model.

A l’heure du numérique peuvent-elles rivaliser avec les start-up en se tournant activement vers la banque digitale ? En même temps, elles continuent élargir de plus en plus leurs offres. Mais est-ce qu’être une banque universelle donne le pouvoir d’étendre sa gamme de produits à l’infini : assurances, téléphonie, groom services, voitures, déménagement…? « Les banques ne doivent pas perdre de vue qu’elles sont des prestataires de service et non des « supermarchés. Elles ont plutôt intérêt à mettre en avant les compétences et expertises existantes et, in fine, repenser le rôle du conseiller bancaire pour le transformer en véritable prestataire de service » conseille Nicolas Floquet, Président de Stanwell Consulting.

Et le client dont le dépôt est tant recherché dans toutes ces offres ? Il se plaint souvent d’absence de transparence dans la tarification des services. La dernière loi de séparation et de régulation des activités bancaires a pour ambition de clarifier les choses. Reste que les associations de consommateurs n’en sont pas convaincues.

La FBF essaie de son côté d’inculquer « la bonne conduite à ses adhérents ».  Elle a élaboré deux normes professionnelles relatives aux frais bancaires qui viennent d’être approuvées par l’ACP. Alors destinée morose ou heureuse pour la banque de détail ?

 

1 Revue Banque 752 octobre 2012

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº763
Notes :
1 Revue Banque 752 octobre 2012