Banque Postale

« Nous sommes la banque de tous, clients fragiles et clients aisés : c’est notre fierté »

Créé le

17.07.2013

-

Mis à jour le

18.08.2014

Alors que les grandes enseignes de la banque de détail redéploient leurs réseaux et leur personnel, la Banque Postale enregistre une forte croissance. Didier Moaté, directeur de la banque de détail de la Banque Postale, donne les clés de ce succès.

Des résultats en progression malgré la conjoncture économique difficile, de nombreuses distinctions… Quelle est la recette de La Banque Postale ?

Depuis sa création, La Banque Postale construit ses produits avec le même souci d’accessibilité, de simplicité et de transparence. Nous sommes guidés par un principe, l’accueil de tous, et proposons à nos clients, quelle que soit leur situation, les services bancaires et d’assurance appropriés, à un tarif parmi les plus bas du marché. C’est une stratégie que nous comptons bien continuer à défendre.

Votre situation particulière qui associe les services postaux à des agences bancaires sur le même lieu vous met-elle à l’abri des redéploiements que connaissent les autres banques de détail ?

Grâce aux 10 000 bureaux de poste, La Banque Postale bénéficie d’une relation de proximité avec les Français. Cela nous offre un potentiel de développement très important et nous veillons à maintenir un lien de confiance entre nos conseillers et nos clients. En outre, nos clients peuvent entrer en relation avec La Banque Postale à tout moment par téléphone, par Internet, via nos applications mobiles et bien sûr auprès de nos conseillers en bureau de poste. Le multicanal fait partie intégrante de notre modèle.

Vous semblez moins en pointe que vos concurrents sur la banque digitale… comment comptez-vous investir cette nouvelle sphère bancaire ?

Nous sommes déjà très présents sur la banque digitale. Après un test auprès de plusieurs milliers de clients, nous avons déployé notre service 100 % à distance « La Banque Postale chez soi », à partir d’octobre 2012. 35 000 clients ont déjà choisi ce mode de relation. C’est donc un démarrage plutôt fort. Nous projetons ainsi d’avoir 100 000 clients de « La Banque Postale chez soi » d’ici fin 2013. À terme, nous pensons atteindre au moins 500 000 clients. Je précise que la banque digitale et l’agence bancaire sont des structures complémentaires. La relation directe avec un conseiller au sein d’une agence restera la norme y compris pour le jeune public qui recherche également une relation de confiance avec sa banque.

La Banque Postale, c’est un peu la banque des clients à faible revenu. Or vous avez récemment acquis la Banque Privée Européenne (BPE). La clientèle fortunée fait donc désormais partie de vos objectifs ?

La Banque Postale compte déjà 500 000 clients patrimoniaux. Nous sommes la banque de tous, aussi bien des clients en situation de fragilité financière que des clients aisés : c’est notre fierté. Avant le rachat de BPE, nous n’étions pas en mesure d’offrir à ces clients une gamme complète correspondant à leurs besoins les plus spécifiques. Aujourd’hui, nous proposons aussi bien des solutions pour lutter contre l’exclusion bancaire que des produits d’investissements et de placements pour les clients patrimoniaux.

Le groupe La Poste vient d’augmenter le capital de la Banque Postale à hauteur de 1 milliard alors même que votre Ratio Core Tier 1 est à 12,1 %. Quels sont vos projets de développement à venir ?

Le principe d’une telle opération s’inscrit dans le cadre du projet stratégique du Groupe La Poste. Cette augmentation de capital a pour but d’accompagner le développement de La Banque Postale, notamment dans ses activités de crédits. Elle contribuera par ailleurs au renforcement de la solidité et de la solvabilité de la Banque.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº763