Mardi 10 décembre, aux alentours de 10 h 15 : réunion de rédaction. Au menu de nos échanges : non pas votre ouvrage de référence, le Code monétaire et financier, mais le nôtre : le code... typographique. Avec cette question : comment écrire les acronymes ? La règle du code typographique est très claire : dès lors que le sigle peut se « dire », on ne met une lettre majuscule qu’à la première lettre. La SNCF et un FCP, mais l’Unesco et une Sicav. Toutefois, il y a belle lurette que le marketing a envahi la langue au mépris de la règle typographique. Histoire d’être bien vus, combien d’établissements expliquent que leur nom doit s’écrire en capitales, confondant allègrement nom et marque !
Lors de nos échanges à la rédaction, nous traitions des derniers textes européens. Comme le Digital Operational Resilience Act que la France entière, y compris la Banque de France, résume en... DORA. Pourquoi ? Pour le distinguer de l’exploratrice Dora des dessins animés ? Et que dire du Markets in Crypto-Assets Act et du Financial Data Access, souvent résumés par MiCA et FiDA, avec ce délicat « i » minuscule ? Mica aurait-il fait trop ? La graphie FiDA permet-elle d’éviter la confusion avec FIDA, le Fonds international pour le développement de l’agriculture ? Le code typographique est pragmatique : histoire d’éviter les malentendus, il nous invite à développer le sigle à la première occurrence.
I.L.S. : Instrument Landing System. Les points entre les lettres d’un sigle ne sont pas obligatoires, mais ils avaient été positionnés pour vous donner un indice, le pronom « ils » ne s’écrivant jamais ainsi.
I.L.S : bienvenue dans un monde qui n’est pas le vôtre, celui de l’aviation ! L’ILS est un système permettant à un avion de se poser sur une piste équipée dans des environnements de faible visibilité. Brouillard, tel est assurément la caractéristique première aussi bien de l’environnement économique que politique. Aussi, dans ce numéro, nous vous proposons deux dossiers pour vous permettre de naviguer « aux instruments ». Dans le jargon des pilotes, c’est quand on ne voit que les cadrans devant soi...
L’un vise à décrypter les faits majeurs de 2024, pour bien comprendre les turbulences. L’autre se penche sur 2025, aussi bien sur les grands chantiers du paquebot européen, mais aussi sur les perspectives économiques et des marchés. Sachant qu’anticyclones et dépressions peuvent venir de partout dans ce monde assurément touché par le dérèglement climatique : de l’imprévisible Trump, de la prévisible France, du Moyen Orient... Espérons, pour nous tous, que 2025 ne verra pas l’éclosion du terme « Mayday » !
Nous verrons bien ce que nous réserve la nouvelle année. Toujours est-il qu’avec toutes les équipes de La Revue Banque, la rédaction, la formation, les évènements, la diffusion... nous vous adressons, ainsi qu’à votre entourage familial et professionnel, nos meilleurs vœux pour 2025.