Avec la récente affaire Prism (ou Snowden), les données personnelles sont sur le devant de la scène. Si le public se montre davantage sensible à cette question, dans le même temps, il se dévoile de plus en plus sur les réseaux sociaux (p.36). Les consommateurs craignent l’utilisation marketing de leurs données ou, en jargon juridique, leur « agrégation » (p.30), et doutent de la sécurité de ces réseaux. Des réformes visant à renforcer la protection des données personnelles sont en cours : aussi bien en droit national, avec la Loi Hamon relative au droit des consommateurs qui prévoit d’attribuer de nouvelles prérogatives à la DGCCRF en la matière, qu’en droit européen (p.42). Le projet de règlement européen prévoit, entre autres, de renforcer les missions du Correspondant informatique et libertés (p.54) et celles des autorités de contrôle telles que la CNIL (p.24). Ce projet européen, mis à mal par les lobbyistes (p.46), depuis son dépôt auprès la Commission le 25 janvier 2012 devrait, nous promet-on, voir le jour en 2014…
Gestionnaires ou utilisatrices de nombre de fichiers –
Mais il y a aussi le mal du siècle : le terrorisme ! Dans ce domaine, la protection des données personnelles s’efface, comme en témoigne l’article 20 de la loi de programmation militaire (p.60) qui crée des remous.