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2025 fut une année de retour en grâce pour les grandes banques françaises. Celles qui ont déjà publié leurs résultats annuels affichent des bénéfices en hausse. Les banques de réseau tout d’abord ont bénéficié d’une meilleure marge nette d’intérêt. Conjuguée au dynamisme commercial, chez Crédit Agricole, BPCE et Crédit Mutuel Alliance Fédérale par exemple, et à un refinancement facilité par des taux directeurs moins élevés, elle a permis à la banque de proximité de retrouver des couleurs.
Du côté de la Banque de financement et d’investissement, les progressions restent également solides, malgré un dernier trimestre 2025 moins porteur, notamment du côté des activités de marché.
Les revenus nets 2025 des banques françaises signent une véritable embellie. L’exemple le plus frappant concerne Société Générale et le passage de son revenu net part du groupe (RNPG) de 4,2 milliards à près de 6 milliards d’euros.
Perspective « stable »
La réduction des coûts constitue un autre point à souligner. Particulièrement remarquée chez Société Générale, la baisse du coefficient d’exploitation a joué sa part dans l’équation.
Les banques françaises abordent donc 2026 sous de très bons auspices, en dépit d’une économie hexagonale peu alerte. Dans une note publiée le 12 février, l’agence Moody’s confirme d’ailleurs une perspective « stable » pour le système bancaire français en 2026, soutenu par une « amélioration de la rentabilité », des capitalisations solides, et une qualité des actifs globalement préservée.