Les comptes de La Banque Postale se redressent

Créé le

26.02.2026

-

Mis à jour le

06.03.2026

À l’occasion de la publication de ses résultats annuels 2025, le bancassureur confirme sa bonne trajectoire financière, avec une croissance de 31,2% de son résultat net part du groupe.

Déjà annoncé lors de la publication de ses résultats à mi-année, le redressement des activités de la Banque Postale se confirme. Son plan de transformation engagé depuis fin 2023 porte ses fruits. L’établissement vient effet de dévoiler un résultat net part du groupe de 1,555 milliard d’euros pour 2025, en hausse de 31,2% par rapport à 2024. Son produit net bancaire (7,7 milliards d’euros) progresse quant à lui de 2,7%, un score toutefois en deçà de la moyenne de 5,1% enregistrée par les cinq plus importantes banques françaises, voir analyse.

Comme ses consœurs, la Banque Postale a bénéficié de la baisse du taux de rémunération de l’épargne réglementée et du repricing des prêts. Grâce à ce nouveau contexte de marché, sa Marge nette d’intérêt (MNI) bondit de 24,4%. Elle a aussi travaillé sur son efficacité opérationnelle et poursuivi son recentrage sur des activités plus rentables. La Banque Postale a ainsi fermé définitivement Ma French Bank, sa banque en ligne, en juillet dernier, soit deux ans après avoir annoncé la cessation de ce service à ses 750 000 clients concernés. Ses différents efforts lui ont permis de réduire son coefficient d’exploitation de 1,6 point sur un an, à 62,8%

Par ailleurs, le bancassureur a poursuivi sa conquête de nouveaux clients via les bureaux de poste, en renforçant notamment son offre d’assurances avec CNP Assurances (accidents de la vie, scolaire et santé animale). La Banque Postale a aussi créé une nouvelle filière en épargne salariale et retraite et travaillé sur l’expérience client, avec des nouvelles fonctionnalités sur le digital.

La Banque Postale n’en oublie par pour autant son modèle de « banque citoyenne » : l’année 2025 a été marquée par une progression de la production de financement durable de 34% (à 8,3 milliards d’euros) et par un renforcement de son offre de placements durables. Depuis le mois de septembre, elle commercialise le fonds Euros Engagements Durables dans ses contrats d’assurance vie.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº915