BNP Paribas signe une année « remarquable » avec le « quatrième trimestre le plus élevé de l’histoire du groupe », voilà les mots utilisés par Jean-Laurent Bonnafé, son directeur général pour qualifier les résultats annuels, présentés à la presse le 5 février. Il faut dire que BNP Paribas a changé de dimension grâce à l’intégration d’AXA Investment Managers l’an passé. Les encours du pôle dédié à la protection, à l’épargne et à l’investissement (IPS) sont passés de 1 377 milliards d’euros fin 2024 à 2 443 milliards en décembre dernier.
Modèle de croissance à coût marginal
L’ensemble des revenus du groupe, 51,2 milliards d’euros en 2025, ont progressé de 8 % (+5 % hors AXA IM). Son résultat net, à 12,225 milliards d’euros, est aussi en hausse de 4,6 % sur un an et de 28 % sur le dernier trimestre. Mais, en parallèle, la banque a continué à gagner en efficacité opérationnelle et à réduire ses coûts. « Nous avons un modèle de croissance à coût marginal, a martelé Jean-Laurent Bonnafé. Aujourd'hui, la base de coûts du groupe baisse de 3 % et nous sommes plus efficients de l'ordre de 11 %. »
Une stratégie que le groupe entend poursuivre et même accélérer car il prévoit une rentabilité des fonds propres tangibles supérieure à 13 % d’ici à 2028 (contre 11,6 % fin 2025). Il vise aussi à faire passer son coefficient d'exploitation de 58 % aujourd’hui à moins de 56 % en 2028, en travaillant notamment sur la transformation de ses activités supports.
Une transformation en partie grâce à l’IA
Pour y parvenir, BNP Paribas, qui compte 185 000 collaborateurs, prépare un nouveau programme structurel d’efficacité pour atteindre 1 milliard d’euros d’économies chaque année, contre 700 millions actuellement. L’IA pourrait y contribuer pour moitié.
« Il ne s’agit pas simplement d’un plan de baisse des coûts, a rappelé Jean-Laurent Bonnafé. C’est une transformation plus globale pour améliorer la qualité des services, les capacités d'innovation et l'organisation du travail de la banque. » En dehors du plan de départs volontaires mis en œuvre dans la gestion d’actifs, les recrutements seront inférieurs au turnover naturel.