BNP Paribas veut continuer à gagner en efficacité

Créé le

05.02.2026

-

Mis à jour le

06.02.2026

Affichant des résultats record au quatrième trimestre portés par la gestion d’actifs, la banque entend poursuivre ses efforts pour réduire ses coûts et augmenter sa rentabilité.

BNP Paribas signe une année « remarquable » avec le « quatrième trimestre le plus élevé de l’histoire du groupe », voilà les mots utilisés par Jean-Laurent Bonnafé, son directeur général pour qualifier les résultats annuels, présentés à la presse le 5 février. Il faut dire que BNP Paribas a changé de dimension grâce à l’intégration d’AXA Investment Managers l’an passé. Les encours du pôle dédié à la protection, à l’épargne et à l’investissement (IPS) sont passés de 1 377 milliards d’euros fin 2024 à 2 443 milliards en décembre dernier.

Modèle de croissance à coût marginal

L’ensemble des revenus du groupe, 51,2 milliards d’euros en 2025, ont progressé de 8 % (+5 % hors AXA IM). Son résultat net, à 12,225 milliards d’euros, est aussi en hausse de 4,6 % sur un an et de 28 % sur le dernier trimestre. Mais, en parallèle, la banque a continué à gagner en efficacité opérationnelle et à réduire ses coûts. « Nous avons un modèle de croissance à coût marginal, a martelé Jean-Laurent Bonnafé. Aujourd'hui, la base de coûts du groupe baisse de 3 % et nous sommes plus efficients de l'ordre de 11 %. »

Une stratégie que le groupe entend poursuivre et même accélérer car il prévoit une rentabilité des fonds propres tangibles supérieure à 13 % d’ici à 2028 (contre 11,6 % fin 2025). Il vise aussi à faire passer son coefficient d'exploitation de 58 % aujourd’hui à moins de 56 % en 2028, en travaillant notamment sur la transformation de ses activités supports.

Une transformation en partie grâce à l’IA

Pour y parvenir, BNP Paribas, qui compte 185 000 collaborateurs, prépare un nouveau programme structurel d’efficacité pour atteindre 1 milliard d’euros d’économies chaque année, contre 700 millions actuellement. L’IA pourrait y contribuer pour moitié.

« Il ne s’agit pas simplement d’un plan de baisse des coûts, a rappelé Jean-Laurent Bonnafé. C’est une transformation plus globale pour améliorer la qualité des services, les capacités d'innovation et l'organisation du travail de la banque. » En dehors du plan de départs volontaires mis en œuvre dans la gestion d’actifs, les recrutements seront inférieurs au turnover naturel.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº914