Pour Société Générale, 2025 a été une année « déterminante », selon le vocable employé par Slawomir Krupa, directeur général du groupe, lors de la présentation des résultats annuels en ce mois de février. De fait, la banque a tenu ses promesses, et même au-delà. Le Produit net bancaire (PNB) s’établit à 27,254 milliards d’euros, après un quatrième trimestre qui s’est lui aussi inscrit dans une dynamique positive. Le Résultat net part du groupe (RNPG) pour 2025 atteint 6 milliards d’euros. Slawomir Krupa s’est déclaré « très fier » de cette performance supérieure aux objectifs fixés précédemment.
Croissance organique et marges plus favorables
La croissance organique des activités a participé de cette réussite. Le pôle Banque de détail en France, Banque Privée et Assurances enregistre ainsi un PNB annuel de 9,227 milliards d’euros, aboutissant à des bénéfices d’un montant de 1,815 milliard d’euros (contre 1 milliard d’euros en 2024). La production de prêts participe de cette croissance, avec notamment une hausse en fin d’année à destination des entreprises (+19 % par rapport au trimestre précédent). Forte de 575 000 clients conquis, l’entité Boursobank a quant à elle dépassé ses objectifs et compte désormais 8,8 millions de clients. De façon générale, les activités ont bénéficié de marges nettes d’intérêts plus importantes.
L’impact des effets de change
Le pôle Mobilité, Banque de détail et Services financiers à l’international ressort avec une activité évaluée à 7,999 milliards d’euros, pour un RNPG de 1,489 milliard d’euros. Des bénéfices également en hausse par rapport à 2024.
Le tableau est plus contrasté du côté de la Banque de grande clientèle et Solutions investisseurs, le PNB de 10,419 milliards d’euros est quasi stable par rapport à 2024. Ces activités ont néanmoins généré un revenu net en légère hausse, à 2,915 milliards, mais en légère baisse si l’on compare le dernier trimestre 2025 au dernier trimestre 2024. Les activités de Marché, les métiers Actions et les activités de Taux, Crédit et Change, ainsi que les activités de Global Transaction & Payment Services paraissent avoir quelque peu souffert. Société Générale explique ces replis par des effets de change défavorables, malgré une bonne dynamique commerciale.
De la « discipline »
Au-delà de la croissance organique et de la dynamique commerciale, Société Générale trouve l’origine d’une meilleure rentabilité à la fois dans le recentrage de ses activités, avec la cession de plusieurs actifs, mais aussi dans la « discipline » dont elle a voulu faire preuve. Si un mot devait être retenu à l’issue de la publication de ces résultats 2025 de Société Générale, ce serait celui-ci, répété comme une antienne par son directeur général. Le coefficient d’exploitation a été abaissé à 63,6 % en 2025, en deçà de la cible fixée à 65 %. Tous les métiers y ont contribué. Outre les revenus supplémentaires générés, cette baisse des coûts permet également à la banque de renforcer son capital réglementaire, avec un ratio CET1 qui passe de 13,3 % à 13,5 %.
2025 est l’année du retour en grâce de Société Générale auprès des investisseurs et ces résultats le confortent sans nul doute.