Sanction d’un CIF et de ses dirigeants pour manquement à des obligations professionnelles

Créé le

30.09.2026

Dans sa décision du 21 juillet 2026, la Commission des sanctions a infligé une sanction pécuniaire de 100 000 euros à un conseiller en investissements financiers, et de 70 000 euros et 40 000 euros, à ses dirigeants pour des manquements à plusieurs obligations professionnelles.

Les griefs notifiés au conseiller en investissements financiers (CIF) s’articulaient autour de quatre thématiques : l’exercice non autorisé du service de placement non garanti, l’indépendance des conseils fournis, la déclaration d’adéquation et la fourniture d’une information sur les coûts, frais et rémunérations liés à l’investissement et aux partenaires.

La Commission a tout d’abord retenu le grief relatif à l’exercice non autorisé du service de placement non garanti. Elle a considéré que le CIF avait fourni ce service dès lors qu’il avait procédé à la recherche de souscripteurs pour le compte d’émetteurs, en ayant notamment sollicité activement par courriel des clients, prospects ou partenaires afin de leur proposer de souscrire à des titres émis par des sociétés en recherche de capitaux.

La Commission a ensuite retenu que le CIF avait perçu une rémunération de la part de tiers, en l’occurrence des émetteurs, dont il conseillait les titres à ses clients alors qu’il s’était déclaré indépendant auprès d’eux. La Commission a, en outre, relevé que le CIF avait manqué à son obligation de communiquer une information exacte, claire et non trompeuse portant sur l’indépendance de ses conseils.

Par ailleurs, la Commission a constaté que le CIF n’avait pas remis à ses clients, préalablement à l’opération d’investissement, une déclaration d’adéquation écrite justifiant les différentes propositions, avantages et risques au regard de leur situation personnelle et leurs objectifs d’investissement.

Enfin, la Commission a estimé que le CIF avait manqué à son obligation de fournir une information précontractuelle sur les coûts, frais et rémunérations liés à l’investissement et la rémunération versée à ses partenaires apporteurs d’affaires.

La Commission a considéré que les manquements étaient imputables aux deux dirigeants.

À retrouver dans la revue
Banque et Droit Nº229