Juste un progrès

Créé le

23.06.2025

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Mis à jour le

26.06.2025

Bienvenue dans les coulisses donc. Ce numéro a une caractéristique atypique. Il contient trois interviews. Il y a d’abord la traditionnelle, celle annoncée par un bandeau littéraire en une de la Revue. Ce mois-ci, c’est Robert Ophèle. Nous le rencontrons officiellement en sa qualité de président de l’Autorité des normes comptables, officieusement en sa qualité d’Européen convaincu, au parcours de grand serviteur de l’État, anciennement vice-président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, mais aussi président de l’Autorité des marchés financiers. Bref, quelqu’un dont on veut entendre les idées sur d’innombrables sujets, comme nous l’avions fait il y a de cela quelques mois avec Christian Noyer, gouverneur honoraire de la Banque de France.

La seconde interview, c’est celle de Christian Saint-Étienne. Voilà quelque temps que nous avons transformé notre page sur les livres en interview. Un livre, un auteur, des questions. A priori, cet économiste est moins positif sur l’Europe que Robert Ophèle.

La troisième interview nous a inspiré le titre de notre dossier. Il n’est pas fréquent qu’Antoine Magnant, le directeur de Tracfin depuis un peu plus d’un an, s’exprime publiquement. Cela ne l’a pas empêché d’accepter de répondre à nos questions. Voilà donc un numéro riche en différents éclairages !

Comme on explique aux jeunes journalistes, il faut distinguer les faits de l’interprétation... De l’échange avec Antoine Magnant, gardons en tête un propos sur l’origine de la création de Tracfin : « Avec la chute du mur de Berlin, c’est la fin de la guerre froide et la perception de la victoire d’un système économique, politique et social. Tout comme de l’existence d’une communauté internationale ». Nous sommes il y a presque quarante ans. Les cycles économiques de Modigliani s’appliqueraient-ils à la géopolitique ?

L’Europe accélère sa lutte contre les systèmes mafieux, mais le monde a bien changé depuis la réunification de l’Allemagne. Les guerres honnies sont à nos portes et les alliances changent. L’économie globale perd la main et nous, nous sommes de plus en plus politiquement exposés. C’est l’occasion de s’interroger sur le temps nécessaire pour que l’information à bas bruit prenne de l’ampleur dans les têtes, aussi bien au niveau des populations que des institutions.

Le monde change, mais par confort, nous avons trop tendance à nous raccrocher à hier. À voir les faits avec retard. Or nous avons en commun la contrainte de vivre davantage avec l’avenir qu’avec le passé – vous, dans les établissements, mais aussi dans votre vie professionnelle ou personnelle, comme nous, chez Revue Banque.

Le monde change, tout comme les habitudes de consommation. Dans le monde bancaire, la montée en puissance des acteurs digitaux est un phénomène d’ampleur. Ils captent la grande majorité des nouveaux comptes ouverts en banque de détail, interrogeant les acteurs traditionnels sur leur stratégie. Le digital révolutionne aussi notre monde des médias. La télévision, par exemple, est de plus en plus regardée sur un écran de téléphone. Les modes de consommation de l’information évoluent. Pour cette raison, dès la rentrée, nous amplifierons le développement du site revue-banque.fr. Pour en profiter pleinement, n’hésitez pas à intégrer dès à présent vos références mail à votre abonnement ou à vous inscrire à nos newsletters. En attendant, bonnes vacances à tous !

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº906