Université Paris-Dauphine

Cinquante ans de recherche et d’enseignement

Créé le

13.12.2018

-

Mis à jour le

26.12.2018

Depuis sa création, Paris-Dauphine est une université expérimentale, dont le projet scientifique et éducatif, articulé autour des sciences des organisations et de la décision, prône la créativité aussi bien dans la recherche que dans la formation. Paris-Dauphine poursuit aujourd'hui sa transformation, ouverte sur un monde en pleine mutation, avec l'ambition de s'affirmer comme l'un des établissements d’excellence en Europe dans le domaine des sciences des organisations et de la décision.

La recherche à Paris-Dauphine se distingue par une approche interdisciplinaire qui favorise les interactions et la création de liens entre ses centres de recherche en économie, en droit, en mathématiques, en management, en informatique, en sciences politiques et en sociologie. L’articulation étroite entre la recherche et la formation, de même que la proximité et les relations consolidées avec les milieux socio-économiques et l’entreprise, font partie de sa marque de fabrique.

La finance incarne parfaitement cette approche à travers la House of Finance qui constitue le seul lieu en France et l’un des plus importants en Europe où la finance est abordée tant sur le plan de la formation que sur celui de la recherche, de manière pluri- et transdisciplinaire. L'ambition de la House of Finance est d’être un acteur majeur dans la refondation de la finance, notamment à travers la conception et le pilotage de programmes de recherche de grande envergure et la construction de passerelles innovantes vers le monde économique et les décideurs institutionnels.

Après la grande crise de 2008, la finance a tenté de se réinventer autour de notions comme l’innovation et la responsabilité sociale et environnementale. La recherche en finance doit participer à cette reconstruction en proposant des alternatives aux modèles standards et en traitant des sujets en lien avec les grands enjeux auxquels font face les sociétés, les marchés et l’économie. L’impact de la recherche ne peut être réel que si professionnels et chercheurs travaillent ensemble à la définition des questions de recherche. La diffusion large des résultats de ces recherches est le second défi que relève la House of Finance à travers l’organisation d’évènements grand public sur des thèmes d’actualité et en lien avec la recherche en Finance.

À l’heure où le numérique envahit tous les milieux professionnels, conditionne l’évolution et la réussite des organisations et constitue un outil incontournable d’aide à la décision, la recherche en finance à Paris-Dauphine s’efforce de développer des méthodologies nouvelles, qui puisent dans les sciences des données afin d’ancrer son positionnement fort sur ces nouveaux enjeux et ces nouvelles approches.

 

Ils ont dit

Place financière

“Il faut que la finance ait une conscience, il faut qu’elle ait un l’objectif, il faut qu’elle ait un sens. Enfin, je voudrais rappeler que la finance est un atout stratégique pour la France. […] Elle est stratégique en termes d’emploi, de technologie comme le montre la FinTech française, et de bon financement de l’entreprise, PME ou grand groupe industriel, au moment où la Grande-Bretagne, première Place financière en Europe, décide de sortir de l’Union européenne.”

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, numéro spécial House of Finance 2018, juillet 2018, pp. 4-7.

 

Banque de financement et d’investissement

“La transition digitale se présente aujourd’hui comme une nécessité pour les BFI, afin de repenser leurs modèles et leurs structures de coûts. Des nouvelles technologies, comme la blockchain, constituent de réelles opportunités pour mener à bien cette transition. Les BFI doivent au préalable se doter de stratégies digitales qui leur permettront de composer avec la présence de nouveaux acteurs sur ce créneau que sont les FinTechs […]. Les jeunes diplômés spécialisés dans les métiers de la BFI doivent-ils pour autant donner une orientation entrepreneuriale à leurs carrières en visant les FinTechs plutôt que la BFI ?”

Hamza Bahaji, professeur associé Université Paris Dauphine, PSL, Table ronde Master finance – Banque d’investissement et de marché, numéro spécial House of Finance Days 2018, juillet 2018, pp. 14-16.

 

Crypto actifs

“Les ICO sont actuellement dans une « phase de jeunesse » […], où la spéculation demeure prépondérante. Le fait qu’in fine, la quasi-totalité des propriétaires de tokens cherchent à connaître les modalités fiscales de transfert en euros en est un signe fort. Les ICO constituent alors un mode de financement complémentaire au traditionnel capital-risque. Très bien adapté à des actifs spécifiques et risqués, il semble cependant parfois difficile d’identifier, parmi la foule des projets existants voués à être financés par ce biais, ceux qui méritent réellement l’attention des investisseurs.”

Table ronde Master Finance, parcours Finance d’entreprise et Ingénierie financière, numéro spécial House of Finance Days 2018, juillet 2018, pp. 19-20.

 

Machine Learning

“Comme toute l’industrie financière, les salles de marché sont transformées par le machine learning. Pour le trading, on peut facilement imaginer des applications comme l’aide à la décision, le monitoring des ordres, l’anticipation des mouvements de prix en fonction de l’offre et de la demande de liquidité, l’automatisation de la négociation, etc. Néanmoins la rétroaction de l’action des automates rend délicate une automatisation complète. Il faut être rigoureux et prendre garde au risque opérationnel. Il est nécessaire de penser dès maintenant la nature des interfaces homme-machine : comment instaurer une communication efficace entre plusieurs centaines d’algorithmes et un pilote humain ? Quand faut-il attirer son attention, lui rendre la main, et quels leviers d’action lui donne-t-on ?”

Charles-Albert Lehalle, Senior Research Advisor Capital Fund Management, Paris visiting researcher Imperial College, London, numéro spécial House of Finance Days 2018, juillet 2018, pp. 29-33.

 

Finance verte

Selon Christelle Oberlin (ING), “depuis décembre dernier, ING a décidé de franchir une étape supplémentaire vers l’arrêt du financement de l’industrie du charbon. D’ici à 2025, ING ne financera plus d’entreprises du secteur de l’énergie dont le mix énergétique contient plus de 5 % de charbon. En matière d’innovation, ING a introduit sur le marché début 2017 des contrats de crédit responsables dont la marge dépend de la performance RSE de l’entreprise.”

Table ronde Magistère BFA – Banque, Finance et Assurance, numéro spécial House of Finance Days 2018, juillet 2018, pp. 40-43.

 

Gestion d’actifs

“Étienne Vincent de BNP Paribas Asset Management nous assure qu’il est primordial qu’une philosophie de gestion clairement énoncée soit présente derrière chaque technologie d’IA.
L’une de ses autres limites se trouve justement dans l’un de ses atouts. Le traitement d’une base de données gigantesque constitue autant une prouesse qu’un danger ; la qualité des données sera plus importante que jamais auparavant.”

Conférence Parcours Asset Management, numéro spécial House of Finance 2018, juillet 2018, pp. 34-36.

 

La fin du cash ?

“[Pour respecter une dématérialisation des moyens de paiement respectueuse des besoins de chacun, il faudrait organiser], l’accompagnement proactif de l’ensemble des clients dans l’inclusion bancaire par le numérique, avec des actions personnalisées, notamment auprès des publics les plus fragiles, aujourd’hui exclus du numérique, voire du système bancaire. Les économies réalisées par la suppression de la distribution du cash en agence pourraient financer ces actions.”

Juliette Goillon, MS Senior management bancaire promotion 2017/2018 CFPB Ecole supérieure de la banque – ESSEC Business School, Numéro spécial Stratégies managériales et permanence du changement, pp. 32-35.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº827