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La Commission européenne a dévoilé, mi-juillet, son rapport sur la compétitivité bancaire. Le diagnostic est largement partagé : les banques européennes sont solides, mais restent pénalisées par un marché trop fragmenté, au moment même où les besoins de financement s’intensifient. Comme l’a résumé la commissaire Maria Luís Albuquerque, « la résilience est une condition nécessaire, non suffisante, pour garantir la compétitivité ».
Après dix ans de renforcement prudentiel, Bruxelles veut désormais simplifier sans déréguler. Parmi les pistes avancées : lever les freins à l’activité transfrontière, faciliter la circulation du capital et de la liquidité au sein des groupes, relancer l’union bancaire, alléger un reporting jugé trop coûteux, mieux calibrer Bâle 3 aux spécificités européennes et introduire davantage de proportionnalité pour les petites banques.
Le paquet législatif annoncé pour début 2027 devra trouver la bonne ligne de crête : préserver la résilience acquise tout en redonnant aux banques européennes la taille, la visibilité réglementaire et la capacité d’allocation du capital nécessaires pour rivaliser avec leurs concurrentes américaines et financer l’autonomie stratégique de l’Union. Un changement d’état d’esprit que Bruxelles juge désormais indispensable, mais qui s’annonce délicat. Retrouvez ci-dessous plusieurs articles consacrés aux pistes envisagées.