Résultats semestriels : la croissance résiste, le coût du risque remonte

Créé le

31.08.2026

-

Mis à jour le

01.09.2026

Au 1er semestre 2026, les revenus des principales banques françaises progressent de 7,8 % par rapport au S1 2025. Les acquisitions récentes (Axa IM par BNP Paribas, Novobanco par BPCE, OLB par Crédit Mutuel Alliance Fédérale) soutiennent cette dynamique. Hors effet périmètre, la hausse des revenus reste soutenue, estimée à 6,6 %. La conjoncture reste toutefois terne, avec un PIB France atone (-0,2 % au T1, +0,0 % au T2), un regain d’inflation lié au conflit en Iran et une remontée des taux de la BCE (+25 pb en juin).

1. Banque de détail en France. La marge nette d’intérêt prolonge le rebond initié en 2025, l’actif effaçant progressivement les générations de crédit moins rentables, tandis que le passif ne ressent pas encore la récente remontée des taux. Les stocks progressent toutefois peu sur un an (encours immobilier stable +0,2 %, crédit consommation +2,5 %, source Banque de France). Dans notre échantillon, la banque de détail France assure 60 % de la croissance des revenus au premier semestre.

2. Assurance. L’activité dommages profite des revues tarifaires. L’épargne cumule des effets de marché, de collecte et de mix, avec la hausse de la part des unités de compte. Les cautions progressent également, notamment chez BPCE.

3. BFI. Dans le métier Global Markets, les activités Equity réalisent un excellent 2e trimestre, en particulier les dérivés, portés par l’incertitude. À l’inverse, les activités FICC (taux, change, matières premières) reculent par rapport à une base 2025 soutenue par la volatilité liée aux tarifs douaniers, à la normalisation des taux et à la baisse du dollar. Le métier Global Banking incluant le financement, plus orienté long terme, se tasse dans un climat attentiste.

4. Gestion d’actifs. Après un exercice 2025 mitigé, l’asset management profite de la croissance des encours, soutenue par un fort effet de marché actions sur un an (Stoxx Europe 600 +18 %). Amundi, filiale du groupe Crédit Agricole, bénéficie également d’un rebond des commissions de surperformance. Les marges demeurent néanmoins sous pression, tandis que le cours du dollar pèse encore sur les revenus convertis.

5. Crédit consommation. La progression de la marge d’intérêt et le développement à l’international apportent de la croissance dans un métier qui reste difficile.

6. Mobilité. Les entités de location longue durée subissent à nouveau la perte de valeur résiduelle des véhicules d’occasion. Les véhicules thermiques décotent avec le prix du baril, tandis que les électriques s’ajustent au budget des particuliers. Les stratégies divergent, entre croissance de flotte chez Arval et resserrement chez Ayvens.

Au-delà des revenus, les résultats d’exploitation progressent (+14,1 %), portés par une bonne maîtrise des charges d’exploitation, notamment une baisse de 5% chez SG. Mais le coût du risque s’élève (+18,5 %), face à des indicateurs économiques dégradés. Les résultats, en hausse (RNPG +15,1 %) et des objectifs confirmés sont bien accueillis par le marché.

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À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº920