« Boussole de la compétitivité » : la Commission européenne
se met en marche

Créé le

12.02.2025

-

Mis à jour le

06.03.2025

La feuille de route de Bruxelles a été dévoilée : l’allégement du reporting extra-financier et l’Union des marchés de capitaux notamment figurent au programme du premier semestre 2025.

Avec sa « Boussole pour la compétitivité », dévoilée le 29 janvier, la nouvelle Commission européenne entend tracer un cadre stratégique ambitieux pour redonner à l’Europe son dynamisme économique. Une annonce fort attendue à un moment où la déréglementation amorcée par Donald Trump aux États-Unis pourrait accentuer l’écart de compétitivité entre les deux rives de l’Atlantique. Elle vise à combler le retard en innovation grâce à un environnement propice aux start-up et au développement industriel de l’intelligence artificielle.

La feuille de route envisage une accélération de la décarbonation avec une énergie plus abordable, un soutien aux industries à forte intensité énergétique et la promotion des technologies propres et circulaires. Elle mise également sur la sécurité économique en réduisant les dépendances et en diversifiant les partenariats et chaînes d’approvisionnement.

Parmi les « points cardinaux » de cette boussole, destinés à faciliter la compétitivité européenne, celui de la « simplification » vient notamment répondre à « l’objectif de réduction des obligations de déclaration de l’UE de 25 % pour toutes les entreprises et de 35 % pour les PME ». À la fin du mois de février 2025, une directive « omnibus » doit alléger la charge administrative des entreprises dans les domaines de la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers, du devoir de vigilance en matière de durabilité et de la taxinomie. En d’autres termes, ce texte devrait concerner la CSRD, la CS3D et le règlement Taxinomie.

Les marchés de capitaux
dans un deuxième temps

Cette annonce répond à de nombreuses critiques émises quant à la lourdeur de ces réglementations, et notamment par la France, mais elle suscite aussi la crainte. Début février, 212 signataires, dont 163 investisseurs pesant 6 600 milliards d’euros d’actifs, ont appelé Bruxelles à préserver l’intégrité du cadre de finance durable de l’UE, afin de garantir son efficacité.

« Supprimer les obstacles au marché unique » et le « financement » figurent également au cadran de cette boussole. Au deuxième trimestre 2025, selon la feuille de route publiée par la Commission européenne, les mesures concernant la désormais fameuse « Union européenne de l’épargne et de l’investissement » devraient à leur tour être dévoilées.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº902