L’ACPR adapte ses actions aux transformations du système financier

Créé le

03.02.2026

-

Mis à jour le

05.02.2026

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a défini cinq axes de travail pour 2026. Outre la simplification attendue, innovation et interdépendances émergentes sont au cœur des priorités.

Valorisations élevées sur les marchés, montée en puissance des acteurs financiers non bancaires (NBFI), accélération de la transition numérique avec l’essor des stablecoins et de la finance tokénisée, les nouveaux risques pouvant peser sur le système financier ont été nombreux en 2025. Par ailleurs, d’autres menaces plus structurelles liées par exemple au changement climatique et, à plus long terme, à l’informatique quantique sont à prendre en compte.

Dans ce contexte, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) vient de définir cinq axes de travail pour 2026, avec pour fil conducteur un recentrage de la supervision sur les risques majeurs et émergents. La surveillance des risques financiers et souverains constitue l’une de ses priorités, assortie de contrôles prudentiels ciblés et de la réalisation d’un stress-test systémique, destiné à évaluer les vulnérabilités liées aux interconnexions entre acteurs. L’ACPR renforcera également son attention sur les interdépendances croissantes du système, en particulier celles impliquant les NBFI, ainsi que sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT) et la protection des clients.

Risques cyber, IA et crypto-actifs

À l’instar de l’ESMA ou encore de l’AMF, l’ACPR va aussi mettre l’accent, cette année, sur la supervision des risques cyber et opérationnels dans le cadre du règlement DORA. En parallèle, la supervision de l’intelligence artificielle et des crypto-actifs, la participation aux travaux de révision de MiCA ainsi que le développement de la finance tokenisée et désintermédiée s’inscrivent au cœur des chantiers à venir.

Enfin, l’ACPR déploiera les mesures européennes de simplification de la supervision décidées en 2025 dans le cadre du Mécanisme de surveillance unique – notamment en matière de reporting et d’exigences prudentielles. Une évolution visant à rendre l’action du superviseur plus efficace, plus proportionnée et mieux ciblée sur les risques systémiques et opérationnels majeurs.