Stabilité financière

La finance non bancaire revient en force

Créé le

22.01.2026

-

Mis à jour le

28.01.2026

En 2024, les fonds d’investissement ont soutenu le secteur, qui représente 51% des actifs financiers mondiaux.

Portée par la hausse des prix des actifs et la détente monétaire, l’intermédiation financière non bancaire (NBFI) (voir p. 17) a fait de l’ombre au secteur bancaire, en 2024, avec une croissance de 9,4 %, contre +4,7 % pour les banques. Selon le rapport annuel du Conseil de stabilité financière (FSB) sur le suivi mondial de la NBFI, le secteur pesait 256 800 milliards de dollars, soit 51 % des actifs financiers mondiaux, proche du niveau pré-Covid et la deuxième part la plus élevée jamais observée. Les fonds monétaires, hedge funds, fiduciaires et véhicules de financement structuré (SFV) ont soutenu le secteur (+11  % à 169 400 milliards). Les actifs des fonds de pension et des assureurs ont crû respectivement de 7 % et 6 %. La mesure étroite, constituée des entités présentant des risques de type bancaire, a bondi de 12 % à 76 300 milliards, leurs vulnérabilités restant stables : forte transformation de liquidité pour les fonds obligataires et mixtes, levier élevé pour les sociétés financières, courtiers-négociants et SFV. Les autres intermédiaires utilisent encore le financement de gros (21,3 % des actifs) et les emprunts NBFI ont augmenté de 6,9 % (4,3 % pour les banques). Avec ce retour tonitruant, le secteur non bancaire (voir aussi p. 17) reste sous surveillance : ses vulnérabilités, le manque de données sur le crédit privé et le risque d’emballement des marchés pourraient générer des risques systémiques, faisant de l’évaluation des actifs privés un axe clé du travail du FSB cette année.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº913