La titrisation synthétique peine à financer l’économie européenne

Créé le

10.09.2026

-

Mis à jour le

11.09.2026

La Banque Centrale Européenne publie une analyse selon laquelle le développement de la titrisation profite moins à l’économie réelle qu’aux actionnaires.

La titrisation synthétique libère du capital pour les banques, mais son effet sur le financement de l’économie réelle reste très limité, tandis qu’elle favorise davantage les dividendes aux actionnaires. C’est ce qui ressort d’une analyse de la Banque Centrale Européenne (BCE).

En Europe, ce type de titrisation, dans lequel les banques conservent les prêts à leur bilan mais transfèrent aux investisseurs le risque de défaut via des produits dérivés de crédit, a presque triplé depuis 2021. Il représentait 480 milliards d’euros de prêts aux PME fin 2025, contre 380 milliards pour la titrisation classique.

Pourtant, une hausse de 1 % des émissions synthétiques n’accroît les prêts aux entreprises que de 0,02 %, un effet dérisoire face au déficit d’investissement européen de 750 à 800 milliards d’euros par an. En revanche, les dividendes, eux, progressent de 0,07 %, soit 3,5 fois plus.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº920