Les banques hexagonales abordent sereinement le deuxième semestre 2025
Retour de meilleures marges d’intérêt, reprise de la production de crédits, à la consommation comme à l’habitat, de bonnes performances dans l’assurance : la banque de détail en France ressort de ce premier semestre 2025 avec des résultats à la hausse dans quasi tous les domaines. Les établissements français ont en outre amorcé des transformations significatives.
La croissance organique au rendez-vous
Société Générale se distingue particulièrement, car ses résultats sont bien supérieurs aux prévisions.
N’était l’imposition créée par la loi de finances 2025 sur les bénéfices des activités en France, les résultats nets auraient sans doute tous été élogieux.
La croissance organique est au rendez-vous dans les réseaux bancaires. Crédit Agricole, ainsi, témoigne d’une importante conquête de clientèle et d’une belle collecte en assurance.
Quelques poches d’affaiblissement se font jour : le crédit-bail et le leasing ont été à la peine pour quelques établissements, sans que ce phénomène s’observe de façon systématique. Ainsi, BPCE, qui vient de se doter de BPCE Equipment Solutions, atteste d’activités de crédit-bail en bonne forme.
Une meilleure efficacité opérationnelle
Du côté de la banque de financement et d’investissement, les résultats sont inégaux. Les activités de marché se portent bien. L’equity, en revanche, a parfois souffert. Pour autant, il s’agit davantage d’un maintien de ces activités que d’un véritable ralentissement.
Les gains d’efficacité opérationnelle constituent un autre point fort de cette première partie de l’année 2025. Les résultats de Société Générale en sont sans doute l’exemple le plus frappant. Mais le sujet infuse tous les établissements français.
Développements européens
De la même façon, croissance externe et diversification sont à l’œuvre : implantations et développement à l’étranger pour la banque de détail, par exemple, et en particulier en Europe. Le groupe Crédit Agricole se tourne vers l’Italie, Crédit Mutuel Alliance Fédérale diversifie ses activités en Allemagne, et BPCE mise sur le Portugal.
Nombre d’activités de banque sont concernées : des paiements au leasing, en passant par le crédit à la consommation, le digital ou l’assurance.
Ces développements ont un coût, mais le vent semble porteur pour les établissements bancaires français.