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A l’instar de la progression enregistrée au premier trimestre 2025, les résultats du deuxième trimestre 2025 de Société Générale semblent valider la stratégie amorcée par Slawomir Krupa. Le groupe a annoncé un produit net bancaire (PNB) de 6 791 millions d’euros, en hausse de +7,8 %, et un résultat net part du groupe (RNPG) de 1 453 millions d’euros sur la période, en hausse de +39,6 %, “à périmètre et change constants”, indique la banque. Ce sont là de “très bons résultats” selon les termes employés par le dirigeant du groupe dans le communiqué les accompagnant, qui ont conduit Société Générale à revoir ses ambitions “à la hausse pour 2025”. Parmi les facteurs expliquant cette performance, le groupe met en avant la baisse du coefficient d’exploitation, qui s’établit à 63,8 %.
Une importante réduction des coûts
Cette réduction est particulièrement notable pour le pôle Banque de détail en France, Banque Privée et Assurances (Réseau SG, Banque Privée et Assurances, RPBI) passé de 77,4 % au deuxième trimestre 2024 à 65,1 % au deuxième trimestre 2025. Il n’est plus que 66,6 % au premier semestre après avoir atteint 81,4 % sur la même période l’année dernière. Ce pôle affiche ainsi un PNB de 2 269 millions d’euros et un RNPG de 488 millions d’euros. Ce dernier est quasiment multiplié par deux par rapport au deuxième trimestre 2024.
Le pôle a également bénéficié de l’amélioration des marges nettes d’intérêt. Société Générale signale en outre une reprise importante de la production de crédits à l’habitat.
Les activités du réseau SG se tassent quelque peu cependant, avec des baisses des encours de dépôts et de crédits. La dynamique positive provient principalement des performances de Boursobank, de la banque privée et de l’assurance.
La rentabilité est bel et bien de retour
Les activités de Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs (BGSI) restent quant à elles “solides”. Leur PNB ressort à 2 647 millions d’euros pour un RNPG de 750 millions d’euros. Ce pôle compose avec un coût du risque qui est passé de 5 points de base (pb) au deuxième trimestre 2024 à 19 pb au deuxième trimestre 2025. Sa rentabilité recule mais elle demeure la plus élevée du groupe.
Le troisième pôle du groupe, Mobilité, Banque de détail et services financiers à l’étranger, comptabilise 2 036 millions d’euros de PNB. Ce montant s’élevait à 2 157 millions d’euros au deuxième trimestre 2024. Le montant est en baisse, donc, mais, “à périmètre et change constants”, précise Société Générale, la variation par rapport au deuxième trimestre 2024 est de +7,2 %. Le RNPG pour ces deux périodes est passé quant à lui respectivement de 321 millions à 404 millions d’euros, soit une différence de +25,7 % entre ces deux trimestres (+41,3 %, “à périmètre et change constants”).
Prévisions 2025 revues à la hausse
La “forte hausse” des revenus des activités “Mobilité et Services financiers” explique cette embellie. La filiale Ayvens affiche une “nette amélioration” (+10,2 % par rapport au deuxième trimestre 2024) de ses revenus, ainsi que les activités de crédits à la consommation. Les marges sont en hausse sur ces deux segments.
Sur le plan réglementaire, le ratio de fonds propres CET1 s’établit à 13,5 % et le ratio de liquidité (Liquidity Coverage Ratio, LCR) à 148 % à fin juin 2025. Le LCR était de 162 % en décembre 2024. Tous deux restent cependant au-dessus des exigences réglementaires, rappelle le groupe.
“Croissance des revenus, réduction des coûts, amélioration du coefficient d’exploitation et de la rentabilité : nous sommes en avance sur toutes nos cibles annuelles au premier semestre”, s’est félicité Slawomir Krupa lors de la publication de ces résultats, annonçant un rehaussement de ces cibles pour 2025 mais aussi une distribution additionnelle aux actionnaires, via un rachat d’actions pour un montant de 1 milliard d’euros et le versement d’un acompte sur dividende en octobre.