La directive AIFM impose un agrément pour les gestionnaires de fonds immobiliers (SCPI, OPCI), mais également pour des structures qui, auparavant, n’étaient pas régulées. La date butoir a été fixée au 22 juillet, pour bénéficier d’une procédure d’agrément « light ». Il semble que tous soient en ordre de marche pour respecter ce délai. À la date du 20 mai, 72 d’entre eux avaient déjà décroché leur sésame ; 100 sont en cours d’examen par l’
Malgré la charge de travail et le coût de cette mise en conformité, la profession affiche ses ambitions : « Nous sommes sur un tremplin qui va nous permettre une comparabilité avec des produits équivalents dans d’autres pays européens. On voit bien que le panel des actifs et des investisseurs est appelé à s’élargir », explique Stéphanie Saint-Pé, directrice juridique de l’
D’autres textes ou initiatives pourraient également transformer le secteur en profondeur : ainsi, le projet de
Le développement d’un marché secondaire pour l’immobilier est également au programme de la Commission et de la BCE. « Il apparaît indispensable que nous nous donnions les moyens de développer une titrisation déconsolidante des crédits immobiliers résidentiels », a déclaré Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, en janvier
Se pose aussi la question de la rémunération des investisseurs, qui, dans un contexte de taux historiquement bas, la publication des dernières dispositions liées à la mise en œuvre de Solvabilité : « Il apparaît que le secteur immobilier a un besoin immense de financement qui pourra être freiné, malgré l’intérêt des investisseurs institutionnels, par l’incertitude des traitements Solvabilité 2 des véhicules immobiliers qui ne seront levées qu’après la publication par EIOPA de tous les standards techniques », analyse Laetitia de Pellegars, avocate chez Franklin.
Un ultime « coup de pouce » au marché de la titrisation pourrait être donné par la BCE, si la banque centrale optait pour un traitement uniforme des crédits immobiliers dans le cadre de son AQR : un traitement des portefeuilles crédits immobiliers privilégiant la « probabilité de défaut » (PD) à la « perte en cas de défaut » (LGD), en pénalisant les banques françaises, les pousserait sans doute à réaliser de telles opérations. Les conséquences, pour le marché des particuliers, pourraient être bien plus dévastatrices : outre le durcissement des conditions d’octroi, un patron de banque prédit même la fin des crédits à taux fixes en France…