ESCP Applied Research Papers

Créé le

18.12.2013

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Mis à jour le

14.06.2017

Ce premier opus d’ESCP Applied Research Papers inaugure une association entre l’ESCP Europe et Revue Banque destinée à publier des travaux de recherche de professeurs et d’anciens élèves récemment diplômés du département Finance de cette école, favorisant ainsi les passerelles entre mondes académique et professionnel. Il rassemble plusieurs problématiques, essentiellement centrées sur les marchés financiers.

L’ESCP Europe et Revue Banque se sont associées pour diffuser les travaux de recherche menés par l’école au sein de son département Finance.

Comme dans toutes les grandes Business Schools internationales, la recherche représente une activité centrale de l’école. Pour les professeurs d’abord, dont elle constitue une mission essentielle, qu’il s’agisse de recherche fondamentale (purement académique dans le but de « créer de la connaissance ») ou de transfert (dont l’objectif est de diffuser vers l’économie réelle et les praticiens les résultats de leurs travaux). Pour les élèves ensuite, la rédaction d’un mémoire de recherche (Master) ou de thèses professionnelles (Mastères spécialisés) leur permet un approfondissement des connaissances au travers d’une démarche personnelle, encadrée par l’un de leurs professeurs.

Une des spécificités de la recherche dans une institution comme ESCP Europe est de viser à organiser des passerelles entre les mondes académique et professionnel. Dans le champ bancaire et financier, elle vise prioritairement une recherche appliquée afin d’apporter des réponses, solutions et innovations dans la résolution des questions conceptuelles et pratiques que se posent les institutions financières, en particulier les banques.

Cette orientation est très similaire à celle suivie par le groupe Revue Banque au travers de ses diverses publications. Ainsi la revue Banque & Stratégie présentera désormais deux fois par an à ses lecteurs un numéro spécial reprenant des articles rédigés tant par des professeurs de l’ESCP Europe que par leurs anciens élèves récemment diplômés.

Les textes sont rigoureusement sélectionnés sur l’originalité des résultats présentés, la rigueur de la réflexion et la qualité de la rédaction.

Ce premier opus s’intéresse à des problématiques variées, principalement centrées sur les marchés financiers. Il présente les travaux de cinq anciens élèves du MS Finance et de deux professeurs.

  • Fabien Mazelin souligne que les opérations sur le marché des dérivés de taux Over The Counter (OTC) sont de plus en plus normées au travers de contrats et mécanismes visant à maîtriser les risques de crédit et de liquidité associés à ces transactions, tel notamment le CSA (Credit Support Annex) ; il s’est interrogé sur l’influence de ce dispositif dans le prix d’un dérivé OTC.
  • Cécile Kharoubi-Rakotomalala et Constance Coutrel, de leur côté, s’intéressent aux exigences de collatéral qui garantissent le risque de contrepartie sur les dérivés OTC. L’accroissement de ces dernières suscite des inquiétudes sur la liquidité des actifs collatéralisables.
  • Autre conséquence de la crise : les écarts de points de base entre des taux jusqu’alors très proches, par exemple entre le taux swap OIS et l’Euribor. Ces écarts significatifs modifient l’évaluation des produits financiers et les stratégies d’utilisation de ces derniers, montre Alexandre Nakhlé.
  • Roni Michaly développe une proposition innovante de couverture des portefeuilles fondée sur des stratégies d’investissement dans la volatilité, après avoir remarqué que celles-ci permettent d’obtenir des rendements anti-corrélés avec ceux des actions.
  • La menace d’un mur de refinancement à horizon 2018 pour les entreprises qui ont fait l’objet d’un LBO entre 2005 et 2007 est régulièrement évoquée. Comme l’explique Anne-Sophie Moinade, la solution pourrait venir d’opérations d’Amend-and-Extend, déjà pratiquées aux États-Unis, qui mixent extension de maturité de la dette et amendements des covenants financiers.
  • Enfin, Michel Ruimy revient sur les monnaies virtuelles, qui retrouvent une actualité en réaction à la crise financière : peuvent-elles être une alternative crédible à la monnaie nationale ? L’Allemagne ne vient-elle pas de reconnaitre le bitcoin ?

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº320