Repères

Historique : de la faillite de la banque Herstatt au Comité de Bâle

Créé le

05.04.2012

-

Mis à jour le

02.05.2012

Le 26 juin 1974, les autorités allemandes déclarent en faillite la banque Herstatt, établissement de taille moyenne actif sur le marché des changes. Plusieurs contreparties qui lui avaient adressé des paiements irrévocables en marks, sans avoir encore reçu l’équivalent en dollars, perdent le montant de leurs transactions. La fermeture de la banque Herstatt déclenche une réaction en chaîne qui ébranle les systèmes de paiement et de règlement, et montre l’existence d’un risque systémique sur le marché des changes.

Peu de temps après cet évènement, à l’initiative de Peter Cooke, directeur de la Banque d’Angleterre, un comité est créé sous l'égide de la Banque des Règlements Internationaux, réunissant les banques centrales et des organismes de réglementation et de surveillance bancaire des pays du G10. Il se réunit à Bâle quatre fois par an, avec pour objectif de promouvoir une harmonisation internationale en termes de contrôle prudentiel bancaire. Ce comité ne dispose cependant d'aucune autorité et ses délibérations n'ont pas force de loi. En 1988, le premier accord de Bâle établit un ratio unique, dit ratio Cooke, qui fixe à un minimum de 8 % les fonds propres rapportés à l'ensemble des crédits accordés par les banques.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº748