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Commerce international

La francophonie, vecteur de croissance ?

Créé le

26.08.2014

-

Mis à jour le

02.09.2014

Et si l’unité linguistique permettait de stimuler le commerce et l’investissement ? Jacques Attali le pense en tout cas, lui qui a remis au chef de l’État ainsi qu’à Laurent Fabius un rapport sur la question [1] . 230 millions de personnes parlent le français dans le monde aujourd’hui, ce qui fait de la francophonie le 6e espace géopolitique en termes de population. Les auteurs du rapport expliquent que « deux pays partageant des liens linguistiques tendent à échanger environ 65 % plus que s’ils n’en avaient pas ». Devant le risque d’effondrement de ce qui est désigné sous le terme de « francophilophonie », des propositions sont avancées dans le but, en tout premier lieu, de maintenir – voire développer – les positions économiques françaises sur le continent africain. Selon Jacques Attali, qui s’appuie sur des travaux précédents, « si une politique francophone active permet de maintenir la part de marché française en Afrique à son niveau actuel (4,7 % en moyenne), le surplus d’exportations s’élèverait à 47 milliards de dollars à l’horizon 2020. Plus de 360 000 emplois pourraient être ainsi créés ou maintenus en France. »

Ce rapport et les propositions associées alimenteront certainement utilement les discussions du prochain sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui aura lieu à Dakar les 29 et 30 novembre prochains. C’est en tout cas le vœu formulé par l’Élysée le 26 août dernier. L’OIF se prépare en effet à présenter, pour la première fois depuis sa création, un programme économique, avec l’apport notable de l’OCDE et de l’Union bancaire francophone ( UBF [2] ).

1 « La Francophonie et la francophilie, moteurs de croissance durable », août 2014. 2 Voir à ce sujet les articles parus dans le Revue Banque n° 772, mai 2014.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº775
Notes :
1 « La Francophonie et la francophilie, moteurs de croissance durable », août 2014.
2 Voir à ce sujet les articles parus dans le Revue Banque n° 772, mai 2014.
RB