Assurance

ENASS Papers 8

Introduction

ENASS Papers 8

Pour ce 8e opus des ENASS Papers, les sujets d'actualité ne manquent pas. La question de l'assurance emprunteur y est traitée, à l'heure où le quasi-monopole des banques est menacé de toutes parts. À l'honneur également : le modèle des class actions à la française, introduit par la loi Hamon sur la consommation, et bien d'autres sujets qui concernent des domaines très divers de l'assurance.

ENASS Papers 8

Quatre années, huit numéros d’ENASS Papers, 83 articles publiés : l’école tient la distance ! On n’oublie pas qu’au cours de ces quatre années, l’école a fait reconnaître son MBA par l’AMBA, fait habiliter comme master son diplôme professionnel, développé l’apprentissage, innové dans la pédagogie avec des serious games et des classes virtuelles en vidéo, participé aux journées de l’AMRAE et emménagé à Paris. À côté de ces nouveautés qui changent le visage de l’école, les ENASS Papers témoignent dans la durée de ses engagements pour la diffusion des savoirs et des pratiques de l’assurance, mais aussi des qualités de ses élèves : l’investissement dans l’expertise, la précision et la rigueur des connaissances, le désir et la capacité de les partager.

 

Chacun des dix articles qui composent ce fascicule offre une introduction au mémoire d’un des diplômés de l’école, dont les versions complètes peuvent être consultées sur le site (www.enass.fr). Certains ont choisi à cette occasion d’y consigner les savoirs dont ils sont dépositaires ; ils ont ainsi constitué des documents de référence que le format d’article met à la disposition du public. C’est notamment le cas du texte de Lucile Dimarcq qui aborde le sujet fort technique de la « responsabilité déplafonnée en transport de marchandises ». De la même manière, Inès Khène décrit les risques liés à la production d’événements culturels comme les festivals et propose des solutions de gestion ou d’assurance.

 

Les diplômés des cycles supérieurs présentent évidemment des travaux plus pointus ou plus distanciés. Augustin Rémy (MBA) fait partager son expérience de directeur de la réassurance en étudiant la mutualisation des solutions de transfert de risques climatiques dans les sociétés de groupe d’assurance mutuelle. Stéphane Nizan (CHEA) nous invite à prendre du recul sur les pratiques de recours en IARD, dont il a mesuré la complexité comme directeur régional et au sujet desquelles il s’est récemment établi comme consultant.

 

Certains choisissent au contraire de profiter du temps qu’ils prennent à l’école, de la documentation offerte par les bibliothèques, en particulier la bibliothèque électronique du Cnam, pour s’ouvrir à de nouveaux horizons. Cela leur permet parfois de renforcer leur compétence technique sur les produits, comme Valérie Fournier-Prat, qui s’est intéressée aux instruments de placement dans l’immobilier (SCPI et OPCI) et nous en fait partager les prémisses. C’est aussi l’occasion de s’interroger sur les conséquences des évolutions réglementaires, par exemple avec la loi Hamon qui introduit des actions de groupe (Géraldine Fontaine), ou allonge le délai pour changer d’assurance emprunteur. La sociologie de la consommation (et des assurés) conditionne des transformations aussi substantielles des produits ; Marion Auzoux fait ainsi le point sur les deux-roues motorisés, dont l’usage s’est profondément transformé depuis une vingtaine d’années, pour évaluer la dynamique de ce risque.

 

Certaines recherches nous mènent aux portes de l’infini : Thomas Rude nous propose d’évaluer le potentiel du marché chinois, tandis que Romain Launay nous conduit aux confins de la magnétosphère pour y observer les tempêtes solaires (et prendre la mesure de leurs redoutables conséquences sur les réseaux électriques).

 

Malgré leur diversité et leur qualité, ces contributions ne reflètent toutefois pas le spectre complet des productions à l’ENASS. En effet, depuis 2014, les élèves du MBA ont la possibilité de réaliser, à la place du mémoire thématique, un consulting project dont la problématique et la méthode sont déterminés conjointement par l’entreprise, l’élève et l’équipe des professeurs du MBA. Ces projets manifestent l’importance d’un cycle de formation qui ne se résume pas à l’acquisition de connaissances par un individu, puisqu’il donne l’occasion de mobiliser les équipes de l’école et de l’entreprise autour d’une mission d’expertise dont l’élève est la cheville ouvrière. À la demande des entreprises, les rapports de synthèse de la promotion 2014 sont restés confidentiels.

 

On appréciera toutefois le travail des professeurs de l’ENASS avec la chronique de Patrick Thourot et Philippe Morin. Les auteurs de Solvency 2 en 125 mots-clés (RB Édition, janvier 2014) mettent ici à jour leur précis : non seulement ils recensent les textes de référence de l’ACPR, de l’EIOPA et de la Commission, mais ils les expliquent et les mettent en perspective. L’entrée en vigueur au 1er janvier 2016 laisse prévoir une riche année 2015 pour cette chronique.

 

Merci aux auteurs de nous faire partager leur science avec une générosité qui témoigne, enfin, de leur sens de l’intérêt général : rien ne les rémunère mieux que l’estime que vous leur porterez.

 

Pierre-Charles Pradier, Professor of Economics, Université Paris I Panthéon-Sorbonne

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