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Ce 17 juillet, la Commission européenne a dévoilé son rapport sur la compétitivité bancaire. Le diagnostic est déjà largement partagé. Comme l’a résumé la commissaire Maria Luís Albuquerque (photo), « la résilience est une condition nécessaire, non suffisante, pour garantir la compétitivité ». Les banques européennes sont solides, mais restent freinées par un marché fragmenté au moment même où les besoins de financement explosent.
Après dix ans de renforcement prudentiel, Bruxelles veut désormais simplifier sans déréguler. Les pistes sont identifiées : réduire les barrières à l’activité transfrontière, faciliter la circulation du capital et de la liquidité au sein des groupes, relancer l’union bancaire avec un mécanisme commun de protection des dépôts, alléger un reporting dont le coût est jugé disproportionné, mieux calibrer Bâle 3 aux spécificités européennes et instaurer plus de proportionnalité pour les petites banques.
Le paquet législatif annoncé pour début 2027 devra trouver la juste ligne de crête. Préserver la résilience acquise tout en redonnant aux banques européennes la taille, la visibilité réglementaire et la capacité d’allocation du capital nécessaires pour rivaliser avec leurs concurrentes américaines et financer l’autonomie stratégique de l’Union. « Il s’agit de changer notre état d’esprit et d’opérer le changement culturel dont le secteur bancaire européen a désormais besoin », a souligné Maria Luís Albuquerque. Une tâche qui s’annonce particulièrement difficile.