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En pleine intégration de la banque d’affaires milanaise Mediobanca, Monte dei Paschi se serait bien passée de cette nouvelle affaire judiciaire. Dans un bref communiqué, la banque siennoise a annoncé le 11 février la démission avec effet immédiat de Stefano Di Stefano, administrateur non indépendant, membre du Comité des risques et de la durabilité, « pour des raisons personnelles et en relation avec l’ouverture d’enquêtes à son encontre ».
Une dépêche de l’agence de presse italienne ANSA avait révélé plus tôt dans la semaine que Stefano Di Stefano, également haut responsable du Trésor italien, faisait l’objet d’une enquête du parquet de Milan pour délit d’initié. Selon l’article, cette décision est intervenue après la saisie par la police financière italienne du téléphone portable du dirigeant l’année dernière dans le cadre d’une enquête sur le rachat de MPS sur Mediobanca. Stefano Di Stefano aurait ainsi acheté environ 100 000 euros d’actions dans Mediobanca et Monte dei Paschi au moment de la transaction.
Une première affaire en cours
La justice italienne avait déjà ouvert une enquête distincte l’an dernier à l’encontre du directeur général Luigi Lovaglio et des deux principaux actionnaires de MPS, la holding de la famille Caltagirone et le conglomérat Delfin, dans le giron de la famille Del Vecchio, en lien avec des allégations de manipulation de marché.
Cette nouvelle affaire tombe au plus mal, alors que Monte dei Paschi doit se réorganiser à la suite de l’acquisition de Mediobanca. Stéphanie Salti