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Andrea Orcel n’a pas dit son dernier mot concernant Commerzbank, sur laquelle il a lancé une offre publique d’achat hostile d’environ 35 milliards d’euros en mars. Lundi 20 avril, le directeur général d’UniCredit a présenté sa propre vision stratégique sur l’avenir de la banque allemande lors d’une conférence téléphonique avec les analystes.
Selon Andrea Orcel, la stratégie actuelle de Commerzbank repose trop sur des « conditions externes » et sur « la croissance internationale », alors que « Commerzbank peut créer beaucoup plus de valeur qu’aujourd’hui, et sa trajectoire actuelle met en danger sa survie à moyen terme ».
Dans le cadre de sa feuille stratégique baptisée « Unlocked », le géant bancaire italien a indiqué que Commerzbank devait réduire la voilure dans ses opérations internationales, jugées surdimensionnées et inefficaces, en privilégiant l’Allemagne et la Pologne.
UniCredit possède déjà la banque allemande, HypoVereinsbank, acquise en 2005 et bien implantée en Bavière et dans d’autres régions du sud de l’Allemagne.
De son côté, Commerzbank dispose d’une présence plus étendue dans l’Ouest et le Nord, et notamment parmi les entreprises de la classe moyenne.
« Il s’agit d’une fusion sur le marché entre deux banques complémentaires qui tentent de s’unir depuis 25 ans », a signalé Andrea Orcel, « et en dehors de l’Allemagne, notre groupe paneuropéen réalise des synergies de coûts bien supérieures à ce qui peut être obtenu au niveau national ».
La méthode permettrait ainsi notamment de dégager un résultat net de 5,1 milliards d’euros en 2028, contre les 4,2 prévus par le plan stratégique présenté par Commerzbank début 2025.