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2025 s’est déroulée sous d’heureux auspices pour le groupe Crédit Mutuel et aboutit à des résultats « absolument excellents », selon les termes employés par Daniel Baal, le président de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel, l’organe central du réseau et de ses filiales.
Le produit net bancaire 2025 s’élève à 20,702 milliards d’euros pour un résultat net part du groupe de 4,761 milliards d’euros, soit des bénéfices en hausse de 5,2 %. « Sans la surtaxe sur les grandes entreprises françaises, cette augmentation aurait même atteint 13,8 % par rapport à 2024 », a souligné Priscille Szeradzki, la toute nouvelle directrice générale de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel.
« Tous les segments de clientèle »
Bénéficiant d’un meilleur environnement de taux, la marge nette d’intérêt s’est améliorée de 10,7 %. Les commissions sont elles aussi en progression, de 4,9 %. Ces embellies reposent sur la dynamique commerciale du groupe auprès de « tous les segments de clientèle », a précisé Priscille Szeradzki.
L’encours des crédits a atteint 663,1 milliards d’euros, soit +2,4 % par rapport à 2024. Une forte hausse de la production de prêt à l’habitat y a contribué, mais les progrès sont également observables dans les crédits à la consommation et à destination de la clientèle d’entreprises, qu’il s’agisse d’équipement ou de trésorerie. L’épargne, financière bancaire et assurance, reflète également cette dynamique.
Coût du risque en légère baisse
Le groupe coopératif met également en avant son modèle de « bancassureur mutualiste » et les « synergies » qu’il permet pour expliquer ces bons résultats, avec une clientèle fidélisée et « équipée », en assurances en particulier.
Le coût du risque est à des niveaux élevés par rapport au point bas de 2022, la part des risques avérés s’est par exemple alourdie en 2025, mais il reste stable par rapport à l’année précédente, voire en légère baisse.
Autre facteur de succès, le coefficient d’exploitation s’établit à 56,8 %, soit -0,9 % par rapport à 2024.
Face à l’application progressive de Bâle 3 finalisée
La banque coopérative, enfin, ne boude pas sa satisfaction d’afficher un des meilleurs ratios de solvabilité en Europe avec un CET1 de 20,46 %, principalement dû à une augmentation des fonds propres. Cette solidité financière constitue à la fois « un élément formidable de sécurisation et du potentiel de croissance », a souligné Daniel Baal. Elle pourrait aussi s’avérer utile pour ce groupe non coté en bourse dans le contexte de l’application progressive de Bâle 3 finalisé.
En 2025, la méthodologie de calcul de pondération des actifs a eu des effets positifs, en particulier sur les activités d’assurance, malgré la hausse des encours. Mais la montée en puissance de l’output floor, le plancher minimal de capital, ainsi que la fin programmée des mesures transitoires sur la pondération spécifique des risques liés à la production de crédit à l’habitat en France, par exemple, augurent de besoins accrus en termes d’exigences prudentielles.