Acquisition

Bancassurance : Crédit Mutuel Alliance Fédérale déploie son modèle en Allemagne avec OLB

Créé le

23.01.2026

-

Mis à jour le

28.01.2026

Avec la reprise d’OLB, le groupe mutualiste entend développer un modèle encore peu répandu outre-Rhin. Il devient la 10e banque allemande à capitaux privés en termes d’actifs.

Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de dimension outre-Rhin. L’acquisition de la banque universelle Oldenburgusche Landesbank (OLB), annoncée en mars dernier, a été finalisée le 2 janvier. Le mutualiste détient désormais 100 % de son capital via Targo Deutschland GmbH. Il peut enfin piloter OLB comme un centre de produits et veiller à la cohérence de son développement dans le pays. « Avec OLB, notre ambition est de renforcer notre présence en Allemagne, où nous sommes déjà présents avec Targobank. Nous voulons déployer notre modèle de bancassurance, qui est encore peu répandu en Allemagne mais que nous maîtrisons en France, a expliqué Daniel Baal, président de CMAF, lors d’un point presse. Nous allons gagner en efficacité opérationnelle, rentabilité et qualité de conseil dans nos agences. »

Le groupe devient la 10e banque allemande à capitaux privés en termes d’actifs, avec 9 000 collaborateurs – dont 1 700 issus d’OLB, qui compte 80 agences – sur les 17 000 salariés hors de France. Il opère surtout un double mouvement en devenant assureur et en déployant son modèle de bancassurance sur son deuxième marché domestique : depuis le 1er janvier, il peut commercialiser, via le réseau étendu de 340 agences de Targobank, les offres assurance vie et non-vie d’ACM Deutschland, filiale allemande des Assurances du Crédit Mutuel (ACM).

Leader dans le crédit à la consommation et le leasing

Grâce aux expertises d’OLB, Targobank va consolider sa position de leader dans le crédit à la consommation et le leasing et renforcer ses activités de financement des PME et des ETI (Mittelstand), de gestion de patrimoine et de financement spécialisé.

À l’annonce du rachat, son impact sur le ratio CET1 de CMAF était estimé à 115 points de base. À fin juin 2025, ce dernier s’élevait à 19,5 %, contre 8,92 % exigés en 2026 par la BCE. Selon Daniel Baal, « la solidité financière du groupe lui confère une marge de manœuvre importante pour poursuivre son développement et consolider sa position sur le marché allemand ». De nouvelles acquisitions sont clairement envisagées.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº913