À la différence du virement qui intervient à l’initiative du débiteur, le prélèvement est initié par le créancier. Étant observé que s’il initie le paiement, le créancier doit au préalable obtenir le consentement du débiteur. Une fois ce consentement obtenu, il peut se retourner vers son banquier et lui demander d’adresser la demande de paiement au banquier du débiteur. D’où la question de savoir si ce banquier peut effectuer le paiement au vu de cette seule demande ou s’il doit procéder à des diligences, notamment vérifier le consentement de son client. Une telle vérification n’est imposée par aucun texte. C’est d’ailleurs là une différence avec le droit antérieur à la réforme de 2009 qui a transposé la première directive Services de paiement, dite DSP1, puisque, avant celle-ci était exigée la conclusion d’une convention aux termes de laquelle le débiteur autorisait son banquier à honorer les avis de prélèvement reçus
-
1 Th. Bonneau, Droit bancaire, 12e éd. 2017, LGDJ, n° 611. -
2 Comparer P. Storrer, « Deux ou trois choses que nous savons (ou pas) sur le prélèvement », Revue Banque n° 822, juillet-août 2018. 66. -
3 V. Bonneau, op. cit., n° 577.