À quelques mois de l’élection présidentielle, la Fédération bancaire française (FBF, actionnaire de La Revue Banque) apporte la contribution des banques au débat public.
Parmi ses trois priorités, la FBF propose d’encourager les Français à développer une épargne plus diversifiée dans la durée (assurance vie en fonds euros ou en unités de compte, PER, PEA, épargne salariale...). L’organisation veut aussi faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes ménages, notamment avec la création d’un nouveau prêt à taux zéro pour les moins de 35 ans.
Revoir les règles du HCSF
Elle propose également de supprimer les règles (taux d’effort maximal de 35%, dérogations cantonnées...) du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), afin de faciliter l’accès au crédit immobilier pour l’achat d’un logement ou l’investissement locatif.
Enfin, la lutte contre la fraude devrait passer par une responsabilisation des plateformes numériques. Pour mieux mobiliser l’épargne, la Fédération propose de s’appuyer sur des mécanismes existants ou d’encourager l’investissement en proposant un dispositif de donation intergénérationnelle assorti de nouveaux abattements fiscaux.
La deuxième priorité concerne le financement de l’économie et des transitions. La FBF recommande de simplifier les normes des projets de transition écologique et de fluidifier les parcours de rénovation énergétique (eco-PTZ, mécanisme d’avance rénovation pour les moins solvables, personnes âgées). Concernant la transition numérique, la FBF rappelle l’importance d’orienter l’euro numérique vers un partenariat public-privé souverain en s’appuyant notamment sur les projets existants (SEPA, Wero...). La Fédération a réaffirmé à cette occasion son opposition au projet FIDA (Financial Data Access) qui va à l’encontre pour les banques de la souveraineté et la sécurité des données.
Renforcer la compétitivité économique
La compétitivité constitue enfin la troisième priorité de la Fédération. Elle plaide pour retrouver un niveau d’imposition sur les bénéfices dans la norme européenne (actuellement à 36 % en tenant compte de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, contre 21,1 % en moyenne dans l’OCDE) ainsi que de rendre le cadre fiscal et réglementaire plus attractif. La révision du cadre prudentiel européen en faveur du logement et des entreprises permettrait de libérer 1 300 milliards d’euros de capacités financières supplémentaires. La suppression du provisionnement prudentiel NPL backstop fait notamment partie des mesures proposées.