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L’évaluation de la dette française de Moody’s était attendue le vendredi 11 avril. Le jour J, l’agence de notation a publié une revue de la situation de la France, mais il ne s’agit pas d’« une action de notation de crédit ». On en reste donc au « Aa3 » de décembre avec une perspective stable. La solidité économique, des institutions et de la gouvernance, une grande économie, riche et diversifiée, bénéficiant d’un profil démographique favorable, et de « bons indicateurs de soutenabilité de la dette » plaident en faveur de l’Hexagone. Pour l’immédiat, les incertitudes sont réduites et les perspectives « légèrement améliorées ». L’agence anticipe désormais un déficit public de 5,4 % du produit intérieur brut en 2025, contre 6,3 % précédemment. Mais elle pointe également la fragilité du gouvernement, à laquelle s’ajoutent les risques géopolitiques internationaux.
Suspense sur la date de la prochaine note
Le risque d’augmentation durable des coûts de financement retient l’attention de l’agence. Les conditions pour inverser cette trajectoire restent les mêmes, selon Moody’s : une amélioration de la productivité ainsi qu’une consolidation budgétaire sur plusieurs années, portée par une majorité parlementaire forte. Dans son communiqué, elle « n’indique pas s’il est probable qu’une action de notation soit engagée prochainement ». A priori, il lui faut toutefois en fournir deux par an.
En attendant, le gouvernement, lui, s’est mis au travail sur son budget 2026. Avec une méthodologie différente, dite « BBZ ». Une méthode chère à Elon Musk, où l’on repart de zéro et non du budget de l’année précédente. Quoi qu’il en soit, Éric Lombard, a déjà annoncé un objectif final : 40 milliards de déficits en moins par rapport à 2025...