C’était un effet domino prévisible. Le 14 décembre, l’agence de notation Moody’s a dégradé la note de la France de Aa2 à Aa3, la plaçant sous perspective négative. Trois jours plus tard, c’était au tour de sept banques françaises d’être elle aussi sanctionnées d’une dégradation en raison... de leur exposition à la dette souveraine. D’après les chiffres de l’Autorité bancaire européenne, l’exposition à la dette publique française était, à fin juin 2024, de 183 milliards d’euros pour BPCE, 93 milliards pour La Banque Postale, 83 milliards pour le Crédit Agricole, 46 milliards pour la SFIL, 45 milliards pour BNP Paribas, 38 milliards pour la Société Générale, 19 milliards pour Bpifrance, 15 milliards pour la Confédération nationale du Crédit Mutuel. Une mauvaise nouvelle pour les coûts de refinancement. En revanche, une partie de la ressource verra ses coûts diminuer avec un PEL à 1,75 % et la prochaine baisse du taux du Livret A.
Notation
Moody’s dégrade les banques françaises
Créé le
17.12.2024-
Mis à jour le
03.01.2025