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La Banque de France a revu à la baisse ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2025 : la hausse de l’activité se limitera à 0,7 %, contre 0,9 % précédemment prévu. Enregistrant un ralentissement de l’activité et de nombreuses incertitudes, l’institution prévoit que l’activité française « résiste » avant de se « raffermir » à partir de 2026, avec un deuxième semestre un peu plus favorable que le premier.
Une « moindre consolidation budgétaire » du projet de loi de finances 2025 finalement adopté ainsi que la levée de certaines incertitudes au niveau national pourraient jouer de façon positive pour l’activité. Les enquêtes de conjonctures mensuelles font cependant apparaître un ralentissement de l’activité plus important qu’anticipé. L’incertitude s’est, elle, déplacée au niveau international, en particulier quant à l’impact des décisions américaines sur les tarifs des droits de douane.
Insistant sur l’importance des aléas conditionnant ces prévisions, Olivier Garnier, directeur des Statistiques, Études et International de la Banque de France, a néanmoins souligné, lors de leur présentation, une « conviction » : celle de la victoire sur l’inflation, entraînant un regain de pouvoir d’achat des particuliers, notamment grâce à la hausse des salaires.
Dans cet océan d’incertitudes, la Banque de France n’exclut pas non plus d’éventuelles bonnes surprises, notamment liées à un surcroît de dépenses militaires.