Les projets d’infrastructure concourent largement au dynamisme d’une économie. Pour les 3 à 4 années qui viennent, Dexia a évalué le deal flow potentiel en Europe de l’Ouest à 130 milliards de dollars, pour les seuls secteurs du transport et des infrastructures sociales.
En Afrique, résultante d'une croissance aussi bien économique que démographique, les besoins sont énormes : la FEMIP estime que 300 milliards de dollars d’investissements seront nécessaires au cours des 20 prochaines années dans la seule zone
Au Nord comme au Sud, les bouleversements politiques et macro-économiques contribuent à intensifier la recherche de montages financiers innovants pour inciter les investisseurs privés à accroître leur effort.
En Italie, une société de projet a expérimenté un financement par des project bonds, une première en Europe continentale, par lequel l'on recherche des alternatives aux défunts monolines. La France a relancé son projet de fonds de titrisation de place.
L'Afrique, elle, souhaite développer son expertise en matière de partenariats public-privé, et n'exclut pas de recourir aux marchés.
Une gageure, sans aucun doute, dans un contexte où les incertitudes sur la qualité des garants souverains ainsi que le durcissement annoncé des réglementations prudentielles devraient provoquer un renchérissement du coût des projets.