Infrastructures : à la recherche de nouveaux modes de financement

Créé le

07.10.2011

-

Mis à jour le

26.10.2011

Rarement conjoncture économique aura été aussi complexe. Déjà confrontés au durcissement des  exigences en matière d'allocation de capital réglementaire, les projets d'infrastructure se trouvent également affectés par la crise de la dette souveraine.

Les projets d’infrastructure concourent largement au dynamisme d’une économie. Pour les 3 à 4 années qui viennent, Dexia a évalué le deal flow potentiel en Europe de l’Ouest à 130 milliards de dollars, pour les seuls secteurs du transport et des infrastructures sociales.

En Afrique, résultante d'une croissance aussi bien économique que démographique, les besoins sont énormes : la ​FEMIP estime que 300 milliards de dollars d’investissements seront nécessaires au cours des 20 prochaines années dans la seule zone MENA [1] .

Au Nord comme au Sud, les bouleversements politiques et macro-économiques contribuent à intensifier la recherche de montages financiers innovants pour inciter les investisseurs privés à accroître leur effort.

En Italie, une société de projet a expérimenté un financement par des project bonds, une première en Europe continentale, par lequel l'on recherche des alternatives aux défunts monolines. La France a relancé son projet de fonds de titrisation de place.

L'Afrique, elle, souhaite développer son expertise en matière de partenariats public-privé, et n'exclut pas de recourir aux marchés.

Une gageure, sans aucun doute, dans un contexte où les incertitudes sur la qualité des garants souverains ainsi que le durcissement annoncé des réglementations prudentielles devraient provoquer un renchérissement du coût des projets.

1 Middle East and North Africa

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº296
Notes :
1 Middle East and North Africa