La diversification entamée par les établissements bancaires, dès les années 1970 pour les plus précoces, a pris du champ. Après l’assurance vie sur laquelle la mainmise des bancassureurs n’est plus à démontrer (60 % de parts de marché environ), et l’assurance dommages sur laquelle ils affirment chaque année davantage leurs positions – espérant occuper 20 % du marché dans 10 ans –, ils ont su, de par leur efficacité commerciale, conquérir d’autres domaines autrefois réservés aux assureurs.
Sur le marché de la prévoyance en particulier (contrats obsèques, garantie accidents de la vie « GAV » entre autres), leur progression semble irrésistible : 53 % des souscriptions nouvelles de contrats obsèques ont ainsi été réalisées par des réseaux de bancassurance à fin 2009 ; ces derniers détenaient en outre 65 % des contrats GAV à la même
Déjà acteur de référence sur le marché de la
Face à ces résultats, les initiatives des assureurs dans le domaine de la banque semblent bien timides, mais nécessaires, pour freiner l’érosion de leur clientèle.
Les bancassureurs disposent également d’importants atouts concurrentiels sur les marchés en devenir que sont l’épargne retraite et l’assurance dépendance. Les Français sont encore sous-équipés dans ces domaines, au regard des problématiques soulevées par le vieillissement de la population ainsi que le financement des retraites et des dépenses de santé.
L’épargne retraite ne représentait en 2009 que 10 % des 1 300 milliards d’euros épargnés en assurance vie. Fin 2010, 5,5 millions de personnes étaient couvertes contre le risque de perte d'autonomie par les compagnies d’assurance, les mutuelles et les institutions de prévoyance. La collecte a représenté 538 millions d’euros en 2010, soit une progression de 33 %
Cependant, le devenir de ces produits est soumis à des décisions politiques concernant le financement des retraites et la prise en charge de la dépendance. Il faudra certainement attendre les résultats de l’élection présidentielle de 2012 pour qu’une ligne politique soit arrêtée.