« Société Générale est une banque omnicanale avec ses clients ; elle doit aussi être une banque omnicanale avec ses collaborateurs. » Cette déclaration de Édouard-Malo Henry, DRH du groupe donne le ton : tous les collaborateurs devront pouvoir évoluer dans ce nouvel environnement, maîtriser les nouvelles technologies, voire en suggérer de nouveaux usages.
L’objectif recherché avec ce déploiement d’une culture numérique commune au sein de l’établissement est triple :
- assurer l’employabilité des collaborateurs : la révolution numérique touche tous les métiers et tous les secteurs d’activité ;
- évoluer sur un pied d’égalité avec les clients : ces derniers sont souvent déjà très à l’aise avec les nouvelles technologies, dans leur vie privée et en matière de banque à distance ;
- recruter : face aux FinTechs, une culture affichée d’innovation et une identité de banque « connectée » peuvent être un critère de choix décisif pour ces jeunes candidats.
Les grands moyens
La direction des ressources humaines n’a donc pas hésité à déployer les grands moyens.
Le premier volet s’est joué en 2013, avec le lancement du programme
En 2014, avec DigitForAll, le groupe passe à la vitesse supérieure ! Le projet se décline en trois axes principaux :
- 40 000 postes de travail sont équipés de l’application collaborative Lync (qui devient « Skype for business » en 2015), pour organiser des vidéoconférences, des réunions en ligne, avec messagerie en temps réel et partage de données ;
- 70 000 tablettes sont alors distribuées au cours de l’année aux collaborateurs en France (et 20 000 à l’international). Celles-ci peuvent être utilisées sur le plan professionnel, dans un espace identifié et sécurisé, ou pour un usage personnel. En outre, un SG store a été lancé : les salariés peuvent non seulement y télécharger les applications de leur choix (25 disponibles à ce jour), mais aussi proposer le développement de nouvelles, dans un mode de co-construction ;
- enfin, 10 000 bornes Wifi ont été largement déployées dans le groupe.
Conséquence de cette digitalisation de l’environnement de travail, des premières expériences de télétravail sont en cours dans le groupe : 400 personnes ont été concernées en 2013, avec un taux de satisfaction de 98 % ; le programme a été étendu en 2015 à 2 000 collaborateurs supplémentaires, tous volontaires.
Les risques de la digitalisation
Reste enfin à ce que tous marchent du même pas : dans des équipes où peuvent se croiser trois générations, il est important de veiller à ce que tous s’approprient ces nouvelles technologies et formes de travail. Ainsi sont organisés des Café 2.0, rencontres bien réelles pour l’occasion, sur le principe des early
Une autre préoccupation est d'éviter les débordements quand les salariés deviennent joignables à tout moment et utilisent les mêmes outils, voire les mêmes locaux, dans leur vie professionnelle et personnelle. Preuve de bonne volonté, les membres du Comex ont tous signé la Charte « 15 engagements pour l’équilibre des temps de vie », lancée par le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits de la femme et