SEPA et EBICS

De réels bénéfices au-delà de la contrainte de migration

Créé le

17.12.2010

-

Mis à jour le

06.01.2011

Sage a compris tôt la nécessité d'adapter ses logiciels de gestion au nouvel environnement SEPA. Si la société se dit prête à accompagner le passage de ses entreprises clientes vers SEPA, elle constate que bon nombre d'entre elles sont peu informées sur cette migration et n'en saisissent pas les bénéfices potentiels.

 

La moitié des entreprises françaises utilisant le protocole ETEBAC est équipée d’une solution de gestion du Sage ; l’enjeu de la migration pour cette dernière est donc de taille. Dès 2007, Sage a anticipé les évolutions vers SEPA et EBICS en créant un groupe de travail interne constitué d’experts issus des services R&D, marketing et stratégie dont la mission était de coordonner les implémentations dans les logiciels concernés. Courant 2008, Sage faisait évoluer pas moins d’une dizaine de logiciels de ses différentes gammes de produits (comptabilité, trésorerie, ERP, paie…) pour les rendre compatibles avec le format SEPA.

À l’annonce du CFONB en novembre 2008 sur les successeurs d’ETEBAC, le groupe de travail s’est penché sur les alternatives concernant le développement du protocole EBICS : soit le développement en interne du protocole sur la base des spécifications rédigées par le CFONB, soit l’achat d’un module EBICS auprès d’un éditeur spécialisé. La première option a été retenue, car elle permettait de monter en compétence les équipes R&D sur EBICS et de faire évoluer le protocole pour les versions futures avec plus d’efficacité tout en s’affranchissant d’une quelconque dépendance à un prestataire externe pour la mise à disposition des mises à jour. Ainsi, le composant EBICS a été développé par une unique équipe de R&D, puis a été implémenté dans l’ensemble des solutions Sage.

Un partenariat étroit avec les acteurs bancaires

Tout au long des développements, Sage a maintenu un partenariat étroit avec les acteurs bancaires  qui ont dû adapter très tôt leurs systèmes d’informations pour se rendre compatibles. En tant que fournisseur des solutions de back-office, Sage a permis aux établissements d’implémenter et de tester très tôt le nouvel environnement.

Dès novembre 2009, toutes les solutions Sage étaient compatibles SEPA et EBICS. Un an après leur lancement, environ 20 % des 45 000 clients Sage utilisant le protocole ETEBAC ont migré de protocole, mais parmi eux très peu utilisent le format SEPA. Ces chiffres confirment les indicateurs annoncés par le marché : près de 3 ans après son lancement, le virement SEPA ne représente que 10 % des virements traités dans la zone euro.

Il faut faire connaître SEPA auprès des PME

Contrairement au passage à l’euro qui avait été très médiatisé, car il impactait aussi directement les particuliers, très peu de communication a été faite auprès des entreprises sur le passage au SEPA. À ce jour, le marché révèle un contraste lié à la taille des entreprises : les grandes sont plutôt bien informées, tandis qu’au niveau des PME le niveau d’information reste encore très hétérogène. Pour pallier ce déficit de communication, Sage a décidé de vulgariser auprès des entreprises l’arrivée du SEPA et les bénéfices qu’elles peuvent en attendre : dès 2007, un livre blanc a été rédigé sur le sujet. À ce jour, il a été téléchargé par plus de 10 000 entreprises.

En juin 2010, Sage a également lancé un site Web pour ses clients dédiés aux thématiques SEPA et EBICS : en 4 mois, la moitié de nos clients du mid-market s’y sont déjà connectés.

Ensuite, un important travail de formation a été mené au sein de l’écosystème Sage : les ventes de solutions par des partenaires agréés Sage pouvant représenter jusqu’à 80 %, il était nécessaire de former au plus vite le réseau de revendeurs. Plus de 400 revendeurs ont été formés aux enjeux des migrations SEPA et EBICS et aux nouveaux bénéfices que les entreprises peuvent en attendre.

SEPA, une opportunité pour dématérialiser

Les migrations vers les paiements SEPA et le protocole EBICS reflètent un réel paradoxe : perçues comme une contrainte par les entreprises, elles sont une opportunité  de dématérialiser et d’automatiser leurs échanges avec les banques et de gagner ainsi en productivité.

À titre d’exemple, le virement SEPA contient une zone libre de 140 caractères dans laquelle l’émetteur peut renseigner les factures réglées, permettant ainsi au destinataire d’automatiser ses rapprochements bancaires ou encore son lettrage. De même, la mise en place du protocole EBICS se trouve facilitée puisqu’il n’est plus nécessaire de s’équiper d’un modem spécifique : un simple accès Internet suffit pour se connecter à la banque. Enfin, ce nouvel environnement laisse libre champ à de nouveaux services, comme les validations de paiements depuis un téléphone mobile.

Aujourd’hui, sur 1,2 million d’entreprises équipées d’un logiciel comptable, seulement 90 000 disposent d’un logiciel de communication bancaire. L’arrivée du SEPA et de nouveaux services en matière de dématérialisation représentent une véritable opportunité pour automatiser les échanges bancaires de plus d’un million d’entreprises. À ce titre, Sage a pu constater quelques prémices sur l’année 2010, puisque 20 % des ventes réalisées sur les logiciels de communication bancaire l’ont été auprès de nouveaux clients et que cette tendance est en forte croissance sur ces derniers mois.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº732