Comment s'annonce l'année 2014 dans le secteur boursier ?
D'une manière générale, elle devrait s'inscrire dans la continuité de 2013 et se placer sous le signe des regroupements et des concentrations. Les stratégies mises en œuvre dépendront bien entendu des volumes, qui se concentrent sur les places les plus compétitives. Dans ce secteur, des économies d'échelles très importantes doivent encore être consenties. Même si peu d'opérations de rapprochement marquantes ont été observées en 2013, la pression sur les coûts reste forte, ce qui favorise les regroupements.
En 2014, la montée en puissance des places asiatiques va également se poursuivre ; c'est là que les volumes s'opèrent. En Europe, si la taxe sur les transactions financières (TTF) voit le jour, cela pourra influer sur les volumes traités.
Pourrait-il y avoir d'autres rapprochements en 2014 ?
C'est un secteur en pleine ébullition, cela reste donc possible. La part de gâteau est de plus en plus petite, et les synergies entre plates-formes sont un élément clé, avec la liquidité au cœur de la stratégie : plus vous avez de volume, plus les investisseurs passent par vous. C'est un élément autoréalisateur.
Considérez-vous que la réglementation a eu un impact conséquent sur la compétitivité de telle ou telle Place ?
Cela ne joue pas vraiment sur la Place en elle-même, mais plutôt sur les intermédiaires financiers. Évidemment, cela a un impact sur les flux et leur organisation entre les grandes places, notamment sur la Bourse française.
Les
Leur développement est et restera un grand mouvement de fond. Le succès des ETF est lié au fait qu'ils sont simples, accessibles à tous et répondent aux besoins d'ajustement des investisseurs.
En effet, les mouvements de marché favorisent le développement de cet outil : par exemple, lorsque la Bourse en Europe a surperformé l'été dernier, d'après les statistiques de flux que nous avons eues, c'était en très grande partie lié aux ETF. Les investisseurs, dans un premier temps, n'ont pas fait de stock picking ; ils ont repondéré leur offre, parce qu'il y avait de bonnes nouvelles économiques.
C'est un outil très utilisé également dans les places émergentes : la forte volatilité que l'on peut observer sur la Bourse indienne n'est pas imputable à du stock picking, mais à des mouvements de capitaux étrangers qui utilisent ce type d'outil pour investir rapidement.
Le problème, c'est que ces outils sont à la portée de n'importe quel investisseur particulier, qui n'a pas besoin de connaître les valeurs pour jouer.
2014 sera l'année de l'entrée en Bourse d'Euronext. Les augures sont-ils bons ?
Ce sera une