L’accès au financement peut-il aussi être un obstacle à la croissance ?
Les investissements physiques, en matériel, trouvent en général leur solution parce qu’ils permettent de générer du chiffre d’affaires supplémentaire et constituent, par construction, une garantie au financement.
En revanche, les besoins d’investissement immatériel, liés au fonds de roulement ou au développement de l’activité, sont plus difficiles à couvrir parce qu’ils se situent en amont de la croissance, quand elle s’amorce et ne s’accompagnent d’aucune garantie naturelle.
Comment financer alors les investissements immatériels ?
La première source est l’ouverture du capital. Mais, par souci d’indépendance, moins d’un quart des entreprises y sont favorables. Il reste encore beaucoup à expliquer sur la nature d’un partenariat en capital, l’image de l’investisseur – qui n’est pas toujours obsédé par la rentabilité –, la nécessité de changer l’équipe dirigeante ou de tout contrôler. De plus, l’intérêt du capital-risque est d’organiser une sortie en capital, par la vente des actions qui, pour une entreprise, s’assimile à un financement in fine. Pendant le temps d’investissement, d’une
Oseo a développé ses propres solutions, comme le financement mezzanine. Il s’agit de capital patient car il sert strictement à financer la croissance du besoin en fonds de roulement ou des investissements immatériels, avec une durée moyenne de 6 ou 7 ans et un différé d’amortissement de 1 ou 2 ans ; il n’est assorti d’aucune garantie, ni sur l’entrepreneur ni sur l’entreprise, comme une solution de capital-risque. Il peut être à taux O et partager le risque, comme l’avance remboursable pour la R&D. Il peut aussi, être plus cher qu’un crédit classique, mais moins qu’une opération de capital-risque, et sans ouverture du capital. Il peut encore être couplé avec l’intervention en capital d’un partenaire. Nous cherchons à développer ce type d’interventions pour les TPE, les PME et les ETI.