Extrait de l’entretien avec François Orain, président du directoire, Banque Kolb

Créé le

13.12.2010

-

Mis à jour le

06.01.2011

Comment avez-vous réagi pour aider vos clients dans ce contexte de crise ?

Dès le début de la crise, nous avons fortement sensibilisé nos équipes. Nous leur avons demandé d’être encore plus proches de nos clients, pour bien mesurer l'impact de la crise sur les comptes d'exploitation, mais également pour rassurer les chefs d'entreprises qui s'inquiétaient souvent de l'attitude de leurs banques face à cette situation. Un banquier déteste subir ; c’est ce sentiment qui peut provoquer parfois de mauvaises décisions. Pour cette raison, nous avons multiplié les contacts et les discussions entre les responsables de notre filière « engagements » et nos commerciaux, avec comme objectif de tenir un propos clair à nos clients, de les assurer de notre soutien, mais parfois aussi les inciter à réagir rapidement face à une situation dégradée.

Quels sont vos pire et meilleur souvenirs de cette période récente ?

Mon pire souvenir date d’octobre 2008 : alors que j’étais chez un sous-traitant automobile et que je lui demandais comment allaient ses affaires ; il m’a répondu : « Cela s’est arrêté ce matin », et il m'a montré les fax d'annulation de commandes qu'il venait de recevoir, et qui représentaient 80 % de son chiffre d'affaires ! Mon meilleur souvenir, c’est de revoir les mêmes chefs d'entreprise un an après, qui reprennent confiance même si nous ne sommes pas encore revenus à la situation d'avant crise.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº732