Partenaire du projet européen eGo, Gemalto a présenté un premier prototype fonctionnel à la presse durant le salon. Dans ce projet, l’utilisateur porte en permanence sur soi une puce contenant ses identifiants (coordonnées personnelles, bancaires, numéro de téléphone mobile et carnet d’adresse associés). A chaque fois qu’il s’approche d’un objet pouvant lire sans contact cette puce, l’objet se met instantanément en marche : la porte d’entrée de sa maison s’ouvre, une station de travail s’allume avec un accès à sa session personnelle, il peut utiliser n’importe quel téléphone mobile comme si c’était le sien (toutes les communications seront facturées sur le forfait mémorisé dans la puce) ou sa voiture démarre automatiquement. La puce eGo peut se glisser n’importe où : une boucle de ceinture, un badge, un bouton de manchette ou une broche par exemple. Pour l’activer, l’utilisateur passe son doigt une fois dessus le matin et par la suite, le champs électrique que son corps génère la maintient sous tension. Les lecteurs communiquent avec elle en utilisant en théorie la technique des UWB (fréquences ultra-larges) à la fois plus rapides et au rayonnement plus faibles que le Wi-fi ou le GSM actuels. En pratique, l’expérimentation de Gemalto se faisait en utilisant du Bluetooth. En utilisant une carte à puce au cœur d’eGo, pour Gemalto, le projet serait particulièrement sécurisé et respectueux de la vie privée du porteur. En effet, il est possible de régler les applications pour qu’elle se déclenche en deça d’une certaine limite (tenir la souris de la station de travail, et non pas simplement discuter devant en prenant un café) et pour que chacune d’entre elles n’accèdent qu’au minimum nécessaire pour fonctionner. Pour un premier enrôlement, le projet prévoit que les utilisateurs devront s’enregistrer physiquement auprès d’un tiers. Ensuite, une adresse électronique et un relevé d’empreintes digitales suffira pour appareiller les puces à leur porteur.
Dans un premier temps, le projet eGo devrait être utilisé au bureau et dans le milieu hospitalier, mais aucune date de lancement n’est encore annoncée.
http://www.ego-project.eu/